«Je n'y échapperai pas» : Une nouvelle victime après la CAN au Maroc ?
Thomas Bourseau
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Rédacteur
Féru de sport, Thomas a grandi entre le ballon rond du football et le orange du basket, ses deux coups de cœur depuis toujours. Diplômé d’un Master et d’une Licence à l’Institut Européen du Journalisme de Paris, il suit toujours de très près les aventures d’Arsenal et des Los Angeles Lakers.

Avec l'importance prise par les réseaux sociaux dans la société, n'importe quel individu sous couvert d'anonymat si tel est son souhait, peut répandre ses opinions voire sa haine sur la toile. Qu'elle soit généralisée ou bien visée envers une personne. Vanessa Le Moigne, journaliste de beIN SPORTS qui couvrait la Coupe d'Afrique des nations au Maroc, en a fait les frais et a décidé de tout arrêter une fois la saison terminée. Moment où la Coupe du monde 2026 débutera, engendrant éventuellement le même sort pour une autre femme qui sera exposée sur les plateaux télévisés...

Elle se battait en silence depuis des années pour ne pas donner de la matière à ses détracteurs qui selon elle n'attendaient que ses faux pas pour la mettre devant le fait accompli. Mais l'épisode de l'interview avec Edouard Mendy après la victoire du Sénégal face au Maroc en finale de Coupe d'Afrique des nations (1-0 après prolongations) a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Sur son compte Instagram cette semaine, Vanessa Le Moigne disait stop. Présentatrice de beIN SPORTS qui couvrait la CAN en plus de ses engagements avec la Ligue 2 via le diffuseur, elle annonçait qu'elle partirait à l'issue de la saison en raison des messages haineux qui ont inondé les réseaux sociaux à son encontre. La cause ? Sa question posée à Edouard Mendy sur un éventuel arrangement avec Brahim Diaz pour le panenka ratée par le Marocain alors que des débordements de part et d'autres se déroulaient dans le stade.

«Ce n'est pas moi la première qui ait dit à quel point c'était dur d'être une femme dans le journalisme sportif»

Dès lors, la haine a pris le dessus sur les réseaux sociaux, entraînant cependant des messages de soutien à l'égard de Vanessa Le Moigne de certains confrères. Ophélie Meunier présentera pour M6 une émission pendant la Coupe du monde 2026. En tant que femme, qui n'est pas une journaliste sportive, elle s'attend à vivre un moment délicat comme souvent. C'est le discours qu'elle a tenu sur le plateau de Quelle Epoque samedi soir, émission de France 2.

« Ce n'est pas moi la première qui ait dit à quel point c'était dur d'être une femme dans le journalisme sportif. Il y en a d'autres qui l'ont fait avant moi et Marie Portolano la première, elle a été extrêmement courageuse. Je ne suis pas journaliste sportive, j'ai beaucoup trop de respect pour les journalistes sportifs parce qu'il faut savoir tellement de choses sur le sport, c'est vraiment un métier difficile. Je ne le suis pas, je ne prétends pas l'être. Je suis une vraie fan de sport, de foot. Et c'est pour ça que je suis là, faire mon métier de présentatrice, et c'est ce que M6 me demande de faire. Après, je vais être bien entourée de mon cher Xavier Domergue que j'adore qui est super compétent et d'une élégance folle, je vais avoir des consultants autour de moi, j'aurai une équipe ».

«Je n'y échapperai pas, c'est le jeu. C'est certain»

Léa Salamé a poursuivi son lien avec Vanessa Le Moigne en interrogeant Ophélie Meunier sur une éventuelle crainte de sa part d'être la cible de messages haineux dans le genre lors de la Coupe du monde. « Vous vous préparez à avoir des attaques ? ». La principale intéressée n'y est pas allée par quatre chemins, elle s'y attend clairement... « Je n'y échapperai pas, c'est le jeu. C'est certain, mais en tout cas c'est dit ».

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