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Exemple à suivre

Barça : les étonnantes confessions d’Iniesta

Pièce maitresse du collectif barcelonais et espagnol, Iniesta fait toujours parler de lui sur le terrain. Mais l’interview publiée samedi par The Guardian est un modèle du genre. Extraits.

La philosophie de jeu du Barça et de la Roja

Joueur-clé des équipes de Vicente Del Bosque, Pep Guardiola ou Tito Vilanova, Andrés Iniesta est sans doute l’un des mieux placés pour parler de cette philosophie de jeu, véritable marque de fabrique de ces formations. Qu’on l’admire ou qu’on la critique, elle ne changera pas : « On joue de cette manière car cela nous convient. Nous n’avons pas les joueurs pour jouer d’une manière différente. Les gens parlent d’un football «pragmatique» ; et bien, pour nous c’est pragmatique. On aime jouer de cette manière et on pense que on a plus de chances de gagner ainsi ». Mais le compère de Messi & Co est ouvert aux autres philosophies de jeu qui représentent le football tout autant que celle propre au Barça : « Le football de contre-attaque a autant de mérite. Les différents styles rendent ce sport merveilleux. Mais ce que nous faisons, ce n’est pas facile non plus ». Un amoureux du football en somme…

Guardiola, son mentor

Présent dans l’effectif pro depuis 2002, Andrés Iniesta a notamment pris part aux succès sous l’ère Guardiola. Tout le monde se souvient de son but au bout de la nuit à Chelsea. Mais Don Andrés semble surtout marqué par la finale de la Ligue des champions en 2009 à Rome : « Je me blesse 17 jours avant la finale, une déchirure de 3cm mais peu importe je voulais jouer cette finale ». Les médecins lui ont même dit de ne pas tirer durant cette finale. Pep Guardiola est également au coeur de ce moment particulier dans la carrière d’Iniesta. Après sa blessure contre Villareal, il affirme au staff : « Andrés jouera la finale. Quoiqu’il arrive, il joue ». La relation entre Iniesta et son entraineur semblait être au beau fixe comme le prouvent ses propos : « Je suis certain que le jour où il entrainera à nouveau, peu importe l’équipe, il la mènera vers le succès. Sans aucun doute. Il réussit grâce à son abilité à nous faire croire en son message ».

Les pieds sur terre

Malgré un palmarès très bien garni, Iniesta n’a pas changé. Calme, posé, discret… Il sait d’où il vient et se souvient de ce qu’il a accompli : « Être à 500km de sa famille à 12 ans, c’était vraiment dur. Il y a eu beaucoup de nuits où je me suis dit : « Je veux rentrer à la maison ». Mais il fallait être fort. Tous les joueurs qui ont réussi à atteindre le haut niveau et à s'y maintenir ont des qualités de battants. Tous : les grands, les petits, les moches, les beaux, les sympas, les moins sympas. Ils ont en commun cette soif d'y arriver ». Outre la victoire en Ligue des champions, son but en finale de Coupe du Monde a une saveur particulière : « Je savais que nous serions champions du monde dès que le ballon est arrivé sur moi. Le silence s'est fait quand j'ai armé. Je n'avais qu'à laisser la gravité faire son travail. Je me souviens quand l’arbitre a sifflé la fin du match. La première chose à laquelle j’ai pensé était la souffrance. Au lieu de penser à « Je suis champion du monde », j’ai pensé à ça. Si tu gagnes sans sacrifice c’est bien, mais c’est encore mieux quand tu as souffert pour y parvenir ». Il n’a pas échappé à la question sur le prochain Ballon d’Or : « Tout le monde aimerait l’avoir. Mais la véritable reconnaissance vient de la Coupe du Monde et l’Euro. Des prix d’équipe pour un sport collectif ». Un état d’esprit de champion…

Par Mathieu Lefevre