Opposé à Ludovic Giuly en quart de finale de la Ligue des Champions en 2004, Zinedine Zidane s'était laissé à une confidence envers son coéquipier de l'équipe de France qu'il a amèrement regretté par la suite. L'attaquant de l'AS Monaco l'avait en effet trompé en dévoilant le contenu de cette discussion à la presse, ce qui avait fait scandale pour Zidane au Real Madrid. Explications.
En avril 2004, l'AS Monaco recevait le Real Madrid en quart de finale retour de la Ligue des Champions (3-1), l'occasion pour Ludovic Giuly d'affronter Zinedine Zidane, son coéquipier en équipe de France. D'ailleurs, comme il l'a récemment confié au micro de Détective Mathoux sur Canal +, l'attaquant de l'AS Monaco avait pu échanger avec Zidane à la mi-temps du match, sauf qu'il n'a pas gardé ces propos pour lui puisqu'il les a répété dans le vestiaire ainsi qu'après le match dans la presse. Une tromperie qui n'est pas forcément bien passée en Espagne...
« Médiatiquement, un vrai problème pour Zidane »
Giuly s'est livré à ce sujet : « Ma discussion à la mi-temps avec Zidane ? J’en ai un peu rajouté (rire). Il m’en a voulu un petit peu après Zizou. J’en ai rajouté dans les vestiaires, parce que j’avais dit à mon manager de lui demander son maillot à la mi-temps. Et donc on discutant, je lui dis : « Zizou, tu n’oublies pas le maillot à la fin du match ». Il me dit pas de soucis ». Je lui dis : « put*** ça va, 1 partout, c’est bien pour nous ». Il me dit : « On ne joue pas très bien Ludo ». Mais il ne m’a pas dit qu’ils étaient fatigués. Quand je rentre dans le vestiaire : « Les gars, j’ai parlé à Zizou, ils sont fatigués et cuits, ils ont du mal » donc j’en ai rajouté. La deuxième mi-temps se passe comme elle se passe et forcément on pense à ce que j’ai dit, mais ça ne vaut rien. Et j’ai su après quand je suis allé à Barcelone que médiatiquement ça a été un vrai problème pour lui les trois jours après ce match-là », indique l'ancien attaquant de l'AS Monaco, qui n'avait pas anticipé le scandale que ces propos de Zinedine Zidane pourraient faire en Espagne.
« On s’explique un peu au téléphone »
« On m’a reproché d’avoir dit à la mi-temps qu’ils étaient cuits ? Exactement. Je m’en rappellerai toujours, j’étais dans le bus pour aller à Lens et je reçois son coup de fil. On s’explique un peu au téléphone. Je lui dis que je suis désolé de ce qui est arrivé, je ne savais pas l’impact qu’il y a eu. S’il m’en veut ? Je ne pense pas. C’est quelqu’un que je respecte beaucoup, j’ai très peu joué avec lui, mais je respecte ce qu’il est », poursuit Giuly.