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Résurrection

Saha Le PSG peut faire comme Manchester City

Premier League, équipe de France, blessures, Twitter, Louis Saha a accordé au 10 Sport un long entretien dans lequel il n'élude aucun sujet. A 33 ans, l'attaquant d'Everton n'est pas mort.

Ça fait maintenant douze ans que tu es en Angleterre. Qu'est ce qui te plait là-bas ?
Ce que j'adore, c'est cet engagement de tous les instants. Il y a également cette volonté de progresser au jour le jour. Je me reconnais là-dedans. Et puis j'ai aussi eu la chance de jouer avec de grands joueurs. En Angleterre, c'est un engagement total et il n'y a pas de petites équipes comme c'est le cas dans d'autres championnat européens. C'est très excitant de jouer là-bas.

Tu as connu Sir Alex Ferguson. Que peux-tu nous dire sur le coach, mais également sur l'homme ?
J'ai eu la chance de l'avoir au téléphone avant de signer. De l'extérieur, c'est une personne emblématique, mais on a surtout l'impression qu'il a un fort caractère. On l'imagine très exigeant. C'est le cas bien sûr. Mais j'ai été étonné par sa mentalité. Il s'adapte très facilement à la jeunesse. Il sait avoir de l'humour et te met à l'aise. Il a aussi ce côté affectif et il respecte beaucoup ses joueurs. C'est quelqu'un qui n'oublie pas. J'ai rencontré un homme très motivé et c'est ce qui est le plus extraordinaire car il garde cette motivation d'année en année malgré les titres.

La Ligue 1 attire de plus en plus. Est-ce qu'un retour en France est envisageable pour finir ta carrière ?
Pourquoi pas. J'ai beaucoup aimé le choix de Joe Cole de venir à Lille. Mais après, je ne peux rien dire de plus. Aujourd'hui, le marché des transferts est terminé et je n'ai pas envie que mes déclarations engendrent des spéculations. Je suis bien à Everton et j'ai envie de réaliser une grosse saison. Le discours sera peut-être différent dans six mois au moment du prochain mercato. Là, je n'aspire qu'à une chose : prendre mon pied !

Saha : "Je dois prouver que je suis encore au niveau"

Le PSG qui semble enfin avoir une grosse équipe, c'est plaisant ?
Oui. C'était nécessaire que Paris ait une équipe qui puisse briller sur la scène européenne. Je suis supporter du PSG depuis que je suis gamin. C'est une superbe ville et un super club. Je suis ravi que de grands joueur comme Pastore ait signé. Aujourd'hui, il y a les moyens et le potentiel. Et ça peut aller très vite comme à Manchester City.

Ta carrière a été marquée par des blessures à répétition. As-tu l'impression d'avoir gâché ta carrière ?
Oui et non. Car ma plus grande satisfaction, c'est d'avoir accompli ce que j'ai réalisé malgré toutes ces blessures. J'ai toujours su rebondir. Après, c'était très dur à vivre et heureusement que j'étais bien entouré. C'est ce qui m'a donné la force de revenir à chaque fois. Et puis il faut être conscient qu'on est quand même des privilégiés. Je ne vais pas à la mine ou la guerre. Je joue au football. Alors oui, ça m'a fait chier. Mais j'ai positivé.

Laurent Blanc ne t'avais pas oublié, mais tu t'es blessé. Crois-tu encore à l'équipe de France et à l'Euro 2012 ?
(Il souffle) C'est comme les transferts, chaque chose en son temps. J'aimerai revenir et apporter quelque chose à l'équipe de France, mais il faut d'abord que je retrouve les terrains avec mon club. C'est un objectif, mais je dois d'abord prouver que je suis encore au niveau. La récompense n'arrivera que par le travail.

Retrouvez l'intégralité de cette interview dans
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