Il se compare à «un phénomène» pour convaincre les supporters du PSG : Le malentendu «grotesque» qui fait encore parler
Arthur Montagne -
Journaliste
Affamé de sport, il a grandi au son des moteurs de Formule 1 et des exploits de Ronaldinho. Aujourd’hui, diplomé d'un Master de journalisme de sport, il ne rate plus un Grand Prix de F1 ni un match du PSG, ses deux passions et spécialités

Certains transferts ont marqué l'histoire du PSG. Et pas forcément de façon positive. Comme tous les clubs, le PSG a connu son lot de flops, mais à Paris, tout est évidemment décuplé. Et l'un de ces transferts ratés fait encore parler 18 ans plus tard. Le joueur s'est d'ailleurs expliqué.

Avant l'arrivée de QSI, le PSG n'a pas toujours brillé sur le marché des transferts. Certaines transactions ont d'ailleurs marqué les esprits. Mais pas toujours pour les bonnes raisons. Comment oublier par exemple l'arrivée d'Everton Santos lors du mercato d'hiver 2008. Le jeune attaquant brésilien débarquait en provenance des Corinthians, et comme il était méconnu du grand public, il avait accordé une interview aux médias du PSG afin de se présenter aux supporters parisiens qui n'avaient jamais entendu parler de lui. Et l'une de ses réponses va rester dans les annales du club parisien : « J'ai le même style de jeu que Robinho. Au Brésil, on me compare à lui ».

«C’était une énorme erreur»

Problème, tout le monde va rapidement se rendre compte qu'Everton Santos n'a pas du tout le talent de Robinho. Par conséquent, cette petite phrase va le suivre toute sa vie. 18 ans plus tard, il se justifie. « C’était une énorme erreur. Sans aucun doute. J’ai été très mal compris, mais j’avais très peu d’expérience. Je voulais simplement dire que j’étais un joueur léger, rapide, avec des caractéristiques similaires en termes de style et pas en termes de niveau car Robinho était déjà un phénomène. Mais cela a été amplifié, c’est devenu quelque chose de négatif, et j’en ai payé le prix. C’était une erreur grotesque, cela ne m’a pas du tout aidé. Mais cela m’a servi de leçon : chaque mot a son importance et il faut avoir une maturité que je n’avais pas encore », assure-t-il dans une interview accordée au Parisien.

«Il y avait des joueurs méfiants»

Mais cette comparaison avec Robinho a rapidement suscité le scepticisme au sein même du vestiaire du PSG comme le raconte Everton Santos : « À l’époque, j’avais peu d’expérience et je ne parlais pas la langue. Je n’avais pas une vision complète du contexte, je sentais certaines choses, mais je ne pouvais pas tout comprendre. Aujourd’hui, avec le recul, je peux l’affirmer : il y avait des joueurs méfiants, qui ne se donnaient pas la peine d’aider. J’avais l’impression que j’arrivais pour prendre la place de quelqu’un, et cela créait une certaine atmosphère. C’était un environnement plus froid, très différent de l’accueil brésilien. J’ai compris plus tard qu’il y avait aussi un facteur culturel : les joueurs sont plus réservés. Cela a pesé directement sur ma confiance ».

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