Le PSG a toujours eu de grands noms dans son effectif. Et lorsque des jeunes arrivent, cela leur fait toujours bizarre. Une tendance qui ne date pas d'aujourd'hui comme le raconte un joueur qui a signé au PSG en... 2008 !
En janvier 2008, le PSG réalise un mercato d'hiver qui va rester dans les annales. Mais pas pour les bonnes raisons. En effet, juste avant la fermeture du marché, le club de la capitale recrute deux joueurs brésiliens, méconnus du grand public à savoir Willamis Souza et Everton Santos. Aucun des des deux ne s'imposera à Paris, surtout pas le second, arrivé en provenance des Corinthians et qui ne disputera que trois matches avec le PSG. Néanmoins, Everton Santos ne garde pas que des mauvais souvenirs de son passage à Paris où il a notamment pu côtoyer Pedro Miguel Pauleta, un joueur qu'il utilisait sur les jeux vidéos.
«Je jouais avec Pauleta aux jeux vidéo»
« Pedro (Pauleta), Mario (Yepes), Ceara et Zoumana (Camara) m’ont aidé à être moins perdu au début. Je jouais avec Pauleta aux jeux vidéo et pouvoir partager le vestiaire avec lui a été un immense plaisir. C’est le joueur qui m’a le plus impressionné. L’été suivant, Claude (Makelele) a été formidable. Il a souhaité me faire découvrir l’environnement du club et la culture du pays. Il a même organisé un dîner dans un restaurant pour créer ce lien. Je n’oublie pas mon traducteur, Manuel, qui a toujours été toujours très attentionné. Je lui ai offert ma voiture quand je suis retourné au Brésil pour le remercier », se remémore-t-il dans une interview accordée au Parisien.

«Pouvoir partager le vestiaire avec lui a été un immense plaisir»
Cependant, tous les joueurs du PSG n'avaient pas réservé le même accueil au jeune attaquant brésilien. « À l’époque, j’avais peu d’expérience et je ne parlais pas la langue. Je n’avais pas une vision complète du contexte, je sentais certaines choses, mais je ne pouvais pas tout comprendre. Aujourd’hui, avec le recul, je peux l’affirmer : il y avait des joueurs méfiants, qui ne se donnaient pas la peine d’aider. J’avais l’impression que j’arrivais pour prendre la place de quelqu’un, et cela créait une certaine atmosphère. C’était un environnement plus froid, très différent de l’accueil brésilien. J’ai compris plus tard qu’il y avait aussi un facteur culturel : les joueurs sont plus réservés. Cela a pesé directement sur ma confiance », ajoute Everton Santos.