S’imposer au Paris Saint-Germain n’est pas une mince affaire quand on connaît la pression qui repose sur les joueurs, et ce même avant la nouvelle dimension prise par le club suite à son rachat par le Qatar. Un ancien du PSG s’est notamment prononcé sur sa période compliquée dans la capitale…
Le Paris SG a désormais l'habitude d’accueillir de belles recrues depuis quelques années, mais cela n’a pas toujours été le cas, notamment lorsque le club de la capitale jouait sa survie en Ligue 1. Il y a 18 ans, le 31 janvier 2008, deux Brésiliens inconnus du grand public (mais également des suiveurs du ballon rond) rejoignaient le PSG : Willamis Souza et Éverton Santos. Ils restent, à ce jour, considérés comme deux des plus gros flops de l’histoire parisienne. Un statut que regrette Éverton Santos, revenant sur le calvaire vécu du côté du Parc des Princes.
« À un moment donné, le rêve s’est transformé en cauchemar »
« Les gens sont libres d’exprimer leur opinion. Si on ne regarde que le résultat final, c’est très facile de me pointer du doigt. J’ai ma part de responsabilité : j’aurais pu agir différemment, emmener ma famille, être plus ferme, faire preuve de plus de courage. Mais mon manque d’expérience a pesé lourd, se justifie l’ancien attaquant brésilien, interrogé par Le Parisien. J’étais un garçon de 21 ans qui ne se sentait pas accueilli. J’ai entendu des conversations, j’ai vu des regards. Cela m’a affecté. À un moment donné, le rêve s’est transformé en cauchemar, et je voulais juste rentrer chez moi. Avec la maturité que j’ai aujourd’hui, je suis sûr que les choses auraient pu être totalement différentes. Ce genre d’opinion ne me démoralise pas. Je sais ce que j’ai vécu. »
« C’était une routine très difficile »
En plus de ses difficultés d’adaptation, Everton Santos a dû gérer l’éloignement avec ses proches et une blessure sérieuse le privant des terrains pendant un moment. « J’étais extrêmement triste car je savais que mes chances étaient déjà minces et qu’avec cette blessure, elles étaient encore plus réduites », regrette le Brésilien.
Et d’ajouter : « Au début, c’était merveilleux car Paris est une ville magnifique. Mais ça n’a duré qu’un certain temps. La solitude m’a beaucoup pesé. Au fur et à mesure, je devenais de plus en plus triste. C’était une routine très difficile : entraînement-maison, maison-entraînement, jeux vidéo, MSN, hiver rigoureux… Quand ma mère et ma petite amie sont venues, les choses se sont améliorées. Leur présence m’a donné le courage de continuer à me battre. J’ai commencé à découvrir le vrai Paris : je me suis fait des amis, j’ai découvert des restaurants, des discothèques. Mes performances à l’entraînement ont également changé durant la pré-saison 2008-2009. J’étais heureux, et Paul Le Guen a reconnu cette amélioration. Mais à ce moment-là, deux clubs brésiliens étaient intéressés par un prêt, et je suis retourné au Brésil à Fluminense. »