«C'est bon, tu dégages !» : Quand l'OM recalait «une future star» !
Arthur Montagne -
Journaliste
Affamé de sport, il a grandi au son des moteurs de Formule 1 et des exploits de Ronaldinho. Aujourd’hui, diplomé d'un Master de journalisme de sport, il ne rate plus un Grand Prix de F1 ni un match du PSG, ses deux passions et spécialités

L'OM a toujours cherché à recruter les meilleurs éléments du championnat de France, surtout dans les années 1990. Et un attaquant raconte d'ailleurs sa rencontre avec Bernard Tapie qui voyait en lui une «une future star» du football tricolore.

Considéré comme un solide espoir du football français lorsqu'il fait ses débuts en dans le championnat de France, Xavier Gravelaine est rapidement convoité par les meilleures équipes françaises. C'est ainsi que l'OM passe à l'action pour le recruter. Lors de la saison 1992-1993, qui verra le club phocéen remporter la Ligue des champions, Bernard Tapie contacte du Stade Malherbe Caen. S'en suit un échange assez surréaliste comme l'a raconté Xavier Gravelaine.

Bernard Tapie voulait absolument Xavier Gravelaine...

« Lors de la saison 1992-1993, après un but marqué au Vélodrome où je mets (Marcel) Desailly sur le cul, Bernard Tapie nous convoque, avec mes agents, un dimanche matin, chez lui, rue des Saints-Pères à Paris. Il nous fait la totale : "J'en ai vu des joueurs, mais toi, t'es la future star !" Quel charisme, un vrai acteur », confiait-il dans les colonnes de L'EQUIPE l'année dernière, avant de poursuivre.

... avant de totalement craquer !

« Au bout d'un moment, il veut savoir ce que j'ai dans les tripes. Je lui demande si Raymond Goethals sera toujours l'entraîneur la saison suivante. Il éclate de rire, à l'excès comme il savait faire, et répond : "Mais t'as rien compris au football ! Tu crois que je mets autant d'argent pour qu'on fasse joujou avec mon jouet ? L'entraîneur, c'est moi." Quelques mois plus tard, on se revoit. C'est plus tendu, parce qu'on demandait toujours des garanties, pas seulement financières, dans mon contrat. Il a beau tripler mon salaire, je tiens bon pour une question de principe. Il s'énerve : "C'est bon, t'as pas envie de jouer à Marseille, tu dégages !" », ajoutait Xavier Gravelaine. Finalement, il s'engagera avec le PSG en 1993.

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