100 millions d’euros gagnés en 6 mois, le coup de génie de ce club français
Axel Cornic

Le mercato hivernal s’est terminé en France et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il a été animé jusqu’au bout, notamment du côté du Stade Rennais. Quelques heures seulement avant le huitième de finale de Coupe de France contre l’Olympique de Marseille, Habib Beye a en effet vu deux joueurs le quitter avec Kader Meïté et Jérémy Jacquet.

Le marché des transferts est parfois cruel. Les clubs plus modestes doivent toujours batailler pour garder leurs meilleurs éléments et la pression n’a fait qu’augmenter, avec notamment l’arrivée sur le marché de l’Arabie Saoudite. Même le Stade Rennais, qui possède pourtant des investisseurs extrêmement solides, n’arrive pas à faire le poids.

« Lorsque vous avez un joueur qui ne veut pas rester au club... »

Lors de la conférence de presse organisée ce lundi, Habib Beye a livré un constat assez fataliste, après les départs de Kader Meïté vers l’Arabie Saoudite et Jérémy Jacquet, qui rejoindre Chelsea à la fin de la saison. « Pour Kader, c'est le marché. Lorsque vous avez un joueur qui ne veut pas rester au club, il faut prendre en considération tout ça. Le marché détermine aussi la réalité de ce qu'on vit, et ce marché-là, sur un joueur comme ça, pose une somme très importante » a déclaré le coach rennais.

« Peut-être que le Stade Rennais va faire 100 M€ de plus-value sur deux joueurs qui valaient peut-être 3 M€ il y a six mois »

« Sur Jérémy, le club où il va aller va lui proposer la Ligue des champions, c'est parmi ce qui se fait de mieux aujourd'hui en Europe. Face à ce qu'on vit et face à ce qu'il vit, on n'a pas les armes pour combattre » a poursuivi Beye. « Il faut le prendre comme un privilège. Aujourd'hui, peut-être que le Stade Rennais va faire 100 M€ de plus-value sur deux joueurs qui, à eux deux, valaient peut-être 3 M€ il y a six mois. Donc il faut comprendre ce que ça représente aussi pour un club. Maintenant, si je suis dans la peau et dans l'esprit des supporters, c'est dur, mais il y a la réalité du marché ».

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