En l'espace d'un petit mois, la carrière de Kylian Mbappé a basculé. Il y a quelques années de cela, l'actuel capitaine de l'équipe de France écrivait déjà une grande partie de son histoire. Un rendez-vous qu'il n'a pas manqué, mais qui l'a tout de même privé de sommeil. Lors d'une longue entrevue, Mbappé a tout raconté.
Depuis ses débuts à l'AS Monaco qui ont précédé de quelques mois ses premiers pas avec l'équipe de France A, Kylian Mbappé est un joueur qui suscite beaucoup d'attentions et de couverture médiatique. Sa précocité fut telle qu'il a été un élément indéboulonnable dans l'attaque des Bleus qui a décroché sa deuxième étoile mondiale en Russie le 15 juillet 2018 à Moscou. Le tout, à l'aube de ses 20 ans.
«J'étais un peu stressé»
Quelques années plus tard, Kylian Mbappé accordait un entretien fleuve à Esquire. Pour le magazine, l'actuel capitaine de l'équipe de France en passe de devenir le meilleur buteur de l'histoire des Bleus se confiait sur cette première expérience victorieuse en Coupe du monde. Avec, pour la finale, une nuit chargée de stress. « Je suis allé jouer les matchs calmement, comme je l'ai toujours fait. Je ne voulais pas changer simplement parce que c'était la Coupe du monde. Nous avons eu la chance d'avoir une équipe jeune. Nous étions totalement insouciants, juste une bande de copains. J'étais un peu stressé. Je n'ai pas beaucoup dormi. Mais plus le match approchait, moins j'étais stressé ».

«On se dit qu'il est impossible que l'autre équipe le remporte»
Fidèle adjoint de Didier Deschamps, Guy Stéphan livrait à son tour une anecdote assez significative de l'état d'esprit spécial qui fait de Kylian Mbappé le joueur qu'il est, relativement imperméable à la pression des grands rendez-vous. « Avant le coup d'envoi, il plaisantait dans les vestiaires. Il a vécu la finale comme s'il s'agissait d'un match PSG-Dijon ». Pour conclure, Kylian Mbappé a communiqué le sentiment qu'il a ressenti en entrant sur la pelouse en finale de la Coupe du monde contre la Croatie. « Quand on est en finale de la Coupe du monde, on est convaincu qu'on va gagner. Même les Croates étaient convaincus qu'ils allaient gagner. On entre sur le terrain et le trophée est là, entre les deux équipes, et on se dit qu'il est impossible que l'autre équipe le remporte. C'est pourquoi la déception est si grande après coup si on ne gagne pas ». Le reste appartient à l'histoire.