Victime d'une terrible blessure, l'un des titis du PSG a été écarté des terrains pendant près de deux ans. Lors de cette période, cet international français était au plus mal. Mais il n'était pas le seul à vivre un enfer. En effet, sa famille - et notamment ses enfants - ont souffert avec lui.
A l'instar de la rupture des ligaments croisés, la rupture du tendon d'Achille est une blessure très redoutée chez les footballeurs. En effet, il est très difficile de s'en remettre, et il faut parfois attendre de longs mois, voire des années, avant de pouvoir reprendre du plaisir sur un terrain.
«Ça faisait du mal à ma famille»
Formé au PSG, Presnel Kimpembe a eu le malheur d'être victime d'une rupture du tendon d'Achille le 26 février 2026. Une blessure qui l'a tenu éloigné des terrains pendant presque deux ans. Incapable de retrouver son meilleur niveau à son retour, Presnel Kimpembe a été transféré au Qatar SC le 7 septembre dernier. Interrogé par L'Equipe sur son calvaire au PSG, le défenseur central de 30 ans a expliqué à quel point sa famille avait été touchée par sa descente aux enfers. « Ce que j'ai appris lors de cette épreuve ? Être patient, même si c'est difficile, parce qu'on est des joueurs professionnels. On est amenés à s'entraîner tous les jours, sans ménage, pour des objectifs très élevés, surtout quand on est au Paris Saint-Germain. Le fait de ne pas pouvoir m'entraîner ni jouer avec l'équipe, ça m'a fait beaucoup de mal. Mais j'ai dû prendre mon temps, j'ai dû être patient, j'ai dû attendre et monter dans le train quand le train se présentait », a confié Presnel Kimpembe, avant d'en rajouter une couche.
«Papa, pourquoi tu ne joues pas ?»
« Il y a aussi tout le côté psychologique. Ça faisait du mal à ma famille, ça me faisait du mal à moi. Mes enfants me posaient beaucoup de questions : "Papa, pourquoi tu es là ? L'équipe joue ce soir, pourquoi tu ne joues pas ?" Forcément, il faut expliquer à mes fils. Ils ne sont peut-être pas encore à l'âge de comprendre pourquoi papa est à la maison autant de temps. Ça a été un choc pour eux, même s'ils étaient contents. Ils étaient perturbés par le fait qu'ils ne me voyaient pas jouer à la télé. Ils allaient moins au Parc des Princes aussi. Du côté de mes parents, de mes frères, il y avait beaucoup de questions aussi : "Est-ce que tu reprends ? Pourquoi tu n'as pas repris ? J'ai lu que tu allais rejouer". Au final, c'est compliqué de tout le temps expliquer. Psychologiquement, ça a été dur. Aujourd'hui, je suis très content. Je suis très fier d'en être sorti. Malgré les deux opérations, il y a toujours de l'espoir », a conclu Presnel Kimpembe, ancien défenseur central du PSG.