C'est une date que tous les supporters du PSG voudraient oublier. Mais tout le monde se souvient de ce 8 mars 2017 qui correspond à la remontada infiligée par le FC Barcelone au club de la capitale. Ancien joueur du PSG, Francis Llacer est encore traumatisé par ce match et regrette que les Parisiens n'aient pas déclenché une bagarre.
Le 8 mars 2017 restera comme une date marquante dans l'histoire du football. Et pour cause, il s'agit de la fameuse remontada qui avait vu le FC Barcelone humilier le PSG au Nou Camp (6-1). Une rencontre que n'a toujours pas digéré Francis Llacer. L'ancien Parisien regrette d'ailleurs que les hommes d'Unai Emery n'aient pas haussé le ton sur le terrain.
Llacer aurait dégoupillé pendant la remontada
« Mon seul unique regret, c’est la remontada du PSG. C’est quelque chose que j’ai mal vécu devant la télé, un truc incroyable. À un moment donné, il y en un qui doit se fâcher au milieu, en couper un en deux, et c’est terminé. Tu dois créer un électrochoc. Tu vois ton équipe qui est en train de prendre le bouillon incroyable. Tu as l’impression que le ballon est devenu une boule de feu. Qu’est-ce que tu dois faire? Tu dois faire ce que faisaient Marseille ou les autres: à un moment, tu attrapes (quelqu’un), tu crées une bagarre, il faut que tu fasses un bordel pour que les mecs se réveillent et se disent : "Oh, stop, on est là, il ne va rien se passer" », lâche-t-il au micro d'Ici Paris avant de poursuivre.
«À un moment donné, il y en un qui doit se fâcher au milieu»
« Il faut que tu crées quelque chose pour ne plus subir cette pression. Tu te dis: "on est en train de boire la tasse, on va se noyer". Tu n’avais personne pour dire: "stop, boom, ça s’arrête, bordel". Tu l’attrapes, tu crées quelque chose, un électrochoc dans ton équipe. Quand tu fais ça, tout le monde se reconnecte instantanément. Alors que là, tu avais l’impression qu’ils étaient tous dispersés à droite, à gauche, en train de se dire: "Ça y est, c’est fini, on est morts." Tu savais que tu étais mort. Tu voyais le scénario se dérouler, tu connaissais la fin du film. Quand tu joues au foot et que tu vois la fin du film comme ça, tu te dis: "Il n’y en a pas un qui va se fâcher, bordel?" Juste un qui attrape quelqu’un, qui crée le bordel. Juste ça. Quand tu crées un bordel, tu remets les têtes tout de suite en place. Là, ce n’était même plus un bouillon… c’était la saucée de notre vie », ajoute Francis Llacer.