Toujours acerbe dans ses analyses, Christophe Dugarry a été invité à commenter la récente situation à l'OM. Sur les antennes de RMC, le champion du monde 1998 a notamment évoqué les méthodes de communication employées récemment du côté du club phocéen.
Le week-end dernier, malgré la victoire contre le RC Lens (3-1), Roberto De Zerbi s'était montré particulièrement remonté en conférence de presse s'en prenant notamment aux journalistes, sous-entendant que s'il était critiqué, c'était parce qu'il n'était pas français. « Je me suis lié à Marseille car c’est une ville spéciale. On peut être critiqué. Beaucoup écrivent de bonne foi, mais certains écrivent de mauvaise foi. Et, pour certains, mon passeport change beaucoup de choses », confiait le coach de l'OM en conférence de presse. Des accusations assez graves qui n'ont pas manqué de choquer Christophe Dugarry.
Dugarry et OM, ça clashe encore
« Déjà, s’il n’était pas italien, il n’aurait pas sept adjoints, je te le dis… Si c’était un entraineur français, on lui aurait donné un demi-adjoint, et encore, tu te tais, tu n’en demandes pas plus, je te le dis… Lui, il est arrivé, il a eu les pleins pouvoirs… Sincèrement, je ne comprends pas son interview. Je trouve que… En plus, son seul argument pour répondre aux critiques qu’il trouve injustes, et il en a le droit, c’est "je suis italien". Mais c’est le niveau zéro du débat. C’est ça qui est affligeant. C’est le niveau zéro de l’humilité. C’est le niveau zéro de la remise en question. Imagine-toi, le mec est critiqué, il n’est pas bien, tu le sens qu’il est nerveux… "ils n’arrêtent pas, ils sont contre moi, RMC, Dugarry, Rothen, et les autres". Il a la tête qui explose », assure-t-il au micro de Rothen s'enflamme avant de poursuivre.
«Qu’est-ce que tu vas t’attaquer aux journalistes et te justifier comme ça»
« Et là il se dit "ce n’est pas possible, je ne fais jamais d’erreur, je ne me trompe jamais, ma tactique est géniale, mes remplacements sont toujours inspirés, et quand on perd c’est la faute des joueurs, quand on gagne c’est grâce à mon talent, mais pourquoi ils m’en veulent ?!". Et là le mec dit que c’est parce qu’il est italien. C’est la seule chose qu’il a trouvée. C’est surréaliste, irréel. De pouvoir répondre à des critiques de journalistes ou autre de la sorte. Je pense vraiment que ce monsieur a un boulard démesuré. C’est bien d’avoir confiance en soi, il n’y a pas de problème. Mais c’est une énième conférence de presse lunaire. Je me dis qu’il a entrainé Sassuolo et Brighton, et le mec j’ai l’impression qu’il a gagné deux Ligues des Champions. Et il te parle comme si c’était un cador, un monstre… Gagne quelque chose avec Marseille ! Tu as marqué le plus de buts, mais ce n’est pas un titre ça ! Tu fais parfois du bon travail, parfois un peu moins bon, parfois tu es irrégulier, parfois tu as des critiques… Qu’est-ce que tu vas t’attaquer aux journalistes et te justifier comme ça. C’est la seule façon que tu as trouvé ? Cela veut dire que tu n’es pas prêt à supporter la pression », ajoute Christophe Dugarry.