L’Olympique de Marseille se déplace sur la pelouse de Bruges mercredi soir pour une rencontre décisive en Ligue des champions. La bande à Roberto De Zerbi doit en effet l’emporter pour être sure de se qualifier pour les barrages. Cette confrontation entre les deux clubs n’est pas la première de l’histoire et rappelle des souvenirs à l’une des figures du club phocéen…
C’est une rencontre décisive qui attend les joueurs de Roberto De Zerbi mercredi soir en Belgique. Une semaine après la lourde défaite contre Liverpool au Vélodrome, l’Olympique de Marseille retrouve la Ligue des champions avec un déplacement décisif sur la pelouse de Bruges. Pour être certains de faire partie des barragistes, Geronimo Rulli, Benjamin Pavard, Mason Greenwood et leurs coéquipiers doivent l’emporter. Un nul pourrait suffire en fonction des autres résultats de la soirée.
L’échange improbable… aux toilettes !
Ce match entre l’OM et Bruges va forcément rappeler des souvenirs aux supporters marseillais, qui avaient vu leur équipe s’imposer en Belgique un soir d’avril 1993 (0-1), permettant aux hommes de Raymond Goethals de rejoindre l’AC Milan en finale, et de remporter quelques semaines plus tard la première Ligue des champions du football français. A l’époque, Basile Boli n’était pas au mieux physiquement pour disputer la rencontre à Bruges, l’ancien défenseur ayant subi une petite intervention à un genou, incitant Bernard Tapie, président de l’époque, à faire le forcing pour motiver son joueur.
« Il me parlait pendant que j'étais sur le trône à lire »
« Toute la semaine, il m'a fait chier, raconte avec humour Basile Boli, dans les colonnes de L’Équipe. Il m'a collé deux kinés et le médecin sur le dos. Avant les matches, chaque joueur a ses habitudes, moi, j'avais besoin d'aller caguer tranquille. Je prends mon journal, et là, Tapie me suit aux toilettes ! Je ne me suis pas démonté, lui non plus, il me parlait pendant que j'étais sur le trône à lire. Il me répétait : "Base, ce match, il est pour toi." » Basile Boli avait disputé l’intégralité de la rencontre, avant d’être le héros de la finale à Munich grâce à son but de la tête face au Milan.