OM - Une bagarre proche d'éclater à cause d’un transfert : «On était à deux doigts du coup de tête»
Guillaume de Saint Sauveur -
Journaliste
Diplômé d’Ecole de Journalisme à Paris. Spécialisé football, et plus particulièrement sur le mercato. Fan du PSG et du Stade Français.

La gestion d'un club entre obligations de résultats et contraintes liées au marché des transferts n'est pas toujours simple, et l'OM en sait quelque chose. Nombreux sont les feuilletons de ce genre à avoir alimenté le quotidien du club phocéen depuis des décennies, et ce fut notamment le cas avec cette bagarre qui avait failli éclater en 1999 entre un joueur de l'OM et son entraîneur.

L'OM a perdu l'une de ses figures emblématiques en janvier dernier avec le décès de Rolland Courbis, et les hommes se sont multipliés à cette période pour l'ancien entraîneur marseillais. Ce fut notamment le cas de Christophe Dugarry, qui a travaillé sous les ordres de Courbis durant sa carrière de joueur, aux Girondins de Bordeaux puis à l'OM. Et le champion du Monde 1998 a même avoué sur RMC avoir été tout proche de se battre avec lui en janvier 1999... à cause d'une histoire de transfert !

Dugarry - Courbis, le clash

« On est au vert à Fuveau à l’époque, à côté d’Aix en Provence, et la veille de match il me dit que je vais signer à la Juventus de Turin. Je viens d’avoir mon premier enfant, né au mois d’octobre, je suis installé à Marseille, on vient d’être Champions du Monde six mois avant… Je suis bien à Marseille, tout se passe bien, je suis tranquille, je suis enfin assez stable après mes passages à Milan et Barcelone qui n’ont pas été concluants. Je ne veux pas partir à la Juve, j’appelle Zizou et je lui demande comment ça se passe, s’il va rester. Il me dit que dans six mois il s’en va… Rolland insiste pour que je signe là-bas », indique Dugarry, qui a finalement refusé de quitter l'OM pour la Juventus cet hiver-là, ce qui a provoqué un début de bagarre avec Rolland Courbis.

« C’était un face à face, nez à nez »

« Je dis que je ne veux pas y aller là-bas, dans le brouillard… J’ai enfin un peu de stabilité. Il me dit "de toute façon, tu n’as pas le choix, j’ai déjà trouvé ton remplaçant, c’est Bruno Rodriguez". Je me suis enfermé dans la chambre. Mais il me dit : "l’avion est parti de Turin avec le directeur sportif, tu pars, ça y est, c’est réglé". Je lui dis que je ne pars pas, et je me bloque dans la chambre. Je ne donne plus de nouvelles, je ne réponds à rien. A l’arrivée, je ne pars pas, j’arrive à tenir le truc, et ils vont signer Thierry Henry quinze jours après, où ça se passe moyen. C’était Rolland, qui n’était parfois pas qu’entraineur. Cela fait partie des grosses colères. C’était un face à face, nez à nez. Ça a été compliqué, c’était limite. Imagine Rolland avec sa gouaille, et moi qui lui dis que je ne vais pas partir… On était à deux doigts du coup de tête, c’était vraiment très chaud », poursuit l'ancien attaquant de l'OM, qui avait finalement obtenu gain de cause et n'avait quitté le club que six mois plus tard, à l'été 2000.

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