OM : «Tout le monde veut fuir» à cause de la pression !
Pierrick Levallet

Rien ne va plus à l’OM en ce moment. D’abord éliminé de la Ligue des champions, le club phocéen a ensuite vu Roberto De Zerbi et Medhi Benatia quitter le navire. Un véritable incendie est en train de ravager la saison marseillaise. Il faut dire que presque personne n’arrive réellement à faire face à la pression au sein de la formation olympienne.

Depuis quelques semaines maintenant, l’OM est plongé dans une sérieuse crise. Et les choses ne s’améliorent pas avec le temps. Les tensions sont apparues après l’élimination en Ligue des champions. Depuis, le club phocéen s’est séparé de son entraîneur Roberto De Zerbi et le directeur sportif Medhi Benatia a présenté sa démission ces dernières heures. Il faut dire que la pression marseillaise se veut particulièrement forte, à tel point que presque personne n’arrive à y faire face.

«Le harakiri vivant, c'est une discipline marseillaise»

« On entend souvent parler du contexte marseillais : les fans, la pression populaire, médiatique, l'impatience, l'exubérance... Là, la direction n'a pas eu besoin de ces éléments-là pour se saborder elle-même, les joueurs aussi d'ailleurs. Depuis le début de saison, combien de fois Marseille menait et s'est fait rattraper, parfois de manière inexplicable avec une déliquescence folle dans les dernières minutes ? Je crois que c'est arrivé cinq fois, ils ont perdu peut-être 10 points. Et la direction, au lieu d'être tranquille, s'est sabordée elle-même. C'est pour ça que le harakiri vivant, c'est une discipline marseillaise. Globalement, la première partie de saison, ça peut aller. Là, tu as une grosse crise de résultats, c'est une réalité. Tu es éliminé du top 24. Alors oui, certains vont parler du scénario etc, non. Si tu prends 3-0 à Bruges, tu n'as rien à faire dans le top 24, même si c'est une belle équipe. Mais en championnat, tu es 4ème, même s'il y a un petit écart avec l'OL, mais tu les joues dans deux semaines. Tu as quand même fait le trou avec la 5ème place et tu es qualifié en quart de finale de Coupe de France. C'est décevant, mais ce n'est pas catastrophique comme Monaco » a d’abord expliqué Romain Molina sur sa chaîne YouTube.

«Il y a une crise de résultats oui, mais...»

« Marseille, globalement, ça allait sur la première partie de saison. Je n'entendais pas qu'en interne, il y avait plein de problèmes etc. Par contre, vous connaissez la nature du foot. Lorsqu'il y a des mauvais résultats, les petites frictions qu'il y avait, là on va les grossir. C'est exactement ce qu'on voit à l'OM. Il y a une crise de résultats oui, mais il n'y a pas non plus des dysfonctionnements aussi graves que dans d'autres clubs. Marseille a encore presque son destin en mains pour remplir ses objectifs. Le seul point qu'on voit, c'est que la direction n'est pas capable d'assumer la pression. Et lorsque le navire tangue un peu, là tout le monde veut fuir. Et ça, on a vu des indices : le comportement de Longoria l'année dernière vis-à-vis des arbitres, pareil pour Benatia pour le coup. De Zerbi avait aussi un petit peu de mal des fois » a ensuite ajouté le journaliste. À voir maintenant si l’OM parviendra à calmer les choses avant qu’il ne soit trop tard.

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