Une soirée qui restera gravée dans les mémoires à Marseille, mais pas pour les bonnes raisons. Lors de l’ultime journée de saison régulière de Ligue des champions, l’OM a coulé en territoire belge face au Club Brugge (0-3). Par un concours de circonstances assez rocambolesque, l’équipe de Roberto De Zerbi a été éliminée de la C1. Un revers qui va peser lourd sur le groupe qui ne rallie pour le moment pas la cité phocéenne.
Il n’y a qu’à s’attarder sur le recrutement effectué à l’OM depuis l’arrivée de Roberto De Zerbi en juin 2024 afin de comprendre les intentions des dirigeants marseillais et de l’institution. Le projet est clair : se rapprocher le plus possible du PSG sur la scène nationale et prendre part à la Ligue des champions. Toutefois, de par les investissements consentis, sortir de la phase de saison régulière afin d’entrer dans la partie de l’élimination directe est presque primordial puisque l’Olympique de Marseille dépense tout de même pas mal d’argent et a besoin de ce bonus financier de l’UEFA versé aux équipes qualifiées pour les 1/16èmes et 1/8èmes de finale.
«Il vaut mieux qu’ils ne rentrent pas à la maison»
Et alors que l’OM avait son destin entre ses mains pour les deux dernières journées de saison régulière, n’ayant besoin que d’un point en deux matchs face à Liverpool et le Club Brugge (0-3 à deux reprises), les hommes de Roberto De Zerbi ont tout bonnement échoué. Résultat, une élimination en raison de la différence de buts moins bonne par rapport au dernier qualifié qu’est le Benfica Lisbonne et une soirée de la honte en prime pour l’Olympique de Marseille comme l’animateur Thomas Bonnavent, supporter de l’OM, l’a assuré sur le plateau du Winamax FC en live mercredi soir.
Dépité en direct pendant l’After Foot, Eric Di Meco s’est confié sur le séjour des joueurs et du staff de l’Olympique de Marseille de trois jours à Paris pour la rencontre entre le Paris FC et l’OM samedi après-midi. Une bonne chose au vu du retour compliqué à négocier à Marseille concernant l’environnement oppressant que ce sera pour le groupe de Roberto De Zerbi. « Sans penser à mal, puisqu’il n’y a pas de raison, il vaut mieux qu’ils ne rentrent pas à la maison ».
«Il vaut mieux qu’ils partent au vert, qu’ils se recentrent ensemble»
Dans l'esprit d'Eric Di Meco, ex-défenseur de l'OM champion d'Europe en 1993, l'important est de se ressouder ensemble dans un premier temps. Cette mise au vert à Paris en est l'occasion parfaite. « Qu’ils ne croisent pas des gens qui vont leur rabâcher ça, il vaut mieux qu’ils partent au vert, qu’ils se recentrent ensemble quitte à se dire les choses comme on dit. C’est pas plus mal finalement, je te le dis. Et sans penser à mal hein. Sans penser aux supporters qui vont les attendre. Juste tu rentres à Marseille dans un environnement qui va être pesant. Autant qu’ils restent entre eux ».