Avant le coup d'envoi de Bayeux FC - Olympique de Marseille, un clash à distance a éclaté entre les deux entraineurs : Eric Fouda et Roberto De Zerbi. Recadré par le coach marseillais en conférence de presse, le technicien de 58 ans a tenu à répondre après la gifle infligée sur le terrain.
Ce mardi soir, l'OM avait rendez-vous avec le Bayeux FC, et ce, pour le compte des 16èmes de finale de la Coupe de France. Avant le coup d'envoi de la rencontre, Eric Fouda a utilisé Mason Greenwood pour égratigner Roberto De Zerbi. « Si Roberto De Zerbi est à l’OM, c’est que c’est sûrement un grand entraîneur. On respecte son vécu, son expérience, mais, car il y a toujours un mais, de tous les OM que j’ai vu jouer, le sien n’est pas celui que je préfère. Je trouve que son OM est une copie tactique, qui ne fonctionne pas avec ces joueurs. Marseille n’est pas Paris, l’OM n’est pas le PSG.(…) Je ne suis pas là pour critiquer, je dis juste qu’on peut faire autre chose avec les joueurs à disposition. Mettre Paixao à gauche comme Kvara le long de la ligne et Greenwood à droite pour provoquer et rentrer, comme Doué, avec une pointe qui décroche… Dire à Pavard de devenir quasiment ailier droit sur les dédoublements… Waouh ! Après ça marche, l’OM est troisième de Ligue 1 », a déclaré l'entraineur du Bayeux FC lors d'un entretien accordé à La Provence.
«Je crois que je les avais un peu trop chauffés»
Présent en conférence de presse d'avant-match, Roberto De Zerbi a tenu à répondre à Eric Fouda, son homologue au Bayeux FC. « On sait que leur coach aime parler, il donne des conseils aux autres coachs. S'il veut m'en donner, je lui donnerai demain mon numéro de téléphone. S'il veut me conseiller de quelle manière je devrais jouer, moi, j’accepte tous les conseils qu'on peut me donner », a pesté l'entraineur de l'OM.
«Je suis surtout déçu qu’il y ait eu ce type de réaction»
Après le carton de l'OM face au Bayeux FC (9-0), Eric Fouda est revenu sur ses propos à l'encontre de Roberto De Zerbi : « On savait que ce serait très compliqué contre une équipe de Ligue des Champions, qui est venue très motivée, peut-être un peu plus que d’habitude. Je crois que je les avais un peu trop chauffés. C’était de bonne guerre. On savait qu’on n’avait rien à perdre, on parlait de rêves et de faiblesses en face. C’est une réalité, on l’a vérifié contre Nantes, le PSG. Ce sont des équipes d’un certain niveau, pas Bayeux, donc ça s’est moins vu ce soir (mardi), mais je confirme. J’ai fait une boutade et je suis surtout déçu qu’il y ait eu ce type de réaction. Cela n’en valait pas le coup. Sur Roberto De Zerbi, j’ai quand même le droit de dire que j’aimais l’OM de Waddle et un peu moins le sien. C’est logique car l’OM de Waddle a gagné la Ligue des Champions, que j’étais un gamin et que je criais chez moi devant la télé. Je ne donne pas de conseils aux autres coaches, je ne suis qu’un petit entraîneur de R1, mais j’ai quand même le droit d’avoir des idées et de penser ce que je veux ».