Bixente Lizarazu fait indéniablement partie du panthéon du football tricolore. Et pour cause, il était de cette génération dorée qui s’est successivement assise sur le toit du monde et de l’Europe en l’espace de deux ans. Sur la fin de sa carrière, l’ancien défenseur des Bleus à croiser la route d’un joueur qui allait beaucoup compter pour la sélection. Une rencontre qui aurait pu l’inciter à tout arrêter.
Grand nom du football français, Bixente Lizarazu a frôlé les 100 sélections avec l’équipe de France, s’arrêtant à 97 apparitions sous le maillot bleu. Le latéral gauche retraité depuis 2006 a soulevé la Coupe du monde en 1998 et l’Euro en 2000 aux côtés de légendes comme Zinedine Zidane ou encore Fabien Barthez. Après avoir marché sur le football allemand et sur la scène continentale en 2001 avec un sacre en Ligue des champions, Lizarazu revenait dans l’hexagone en signant à l’OM pour quelques mois en 2004.
«P*tain, qui est ce petit ?»
Un soir de match au Vélodrome, Bixente Lizarazu était opposé à Franck Ribéry, jeune attaquant intenable de 21 ans du FC Metz à l’époque. Une sale soirée pour le champion du monde racontée par Mamadou Niang lors de son passage dans l’émission Zack en Roue Libre mardi soir qui est allé jusqu’à dire que la fin de carrière était proche pour Lizarazu. « Franck c’était incroyable. Je ne le connaissais pas trop. J’avais vu le match qu’il avait fait avec le FC Metz au Vélodrome où il avait limite presque mis fin à la carrière de Bixente Lizarazu, il l’a martyrisé tout le match. J’avais vu quelques highlights de lui quand il était à Metz sur Jour de Foot. On le voyait souvent sur les matchs du FC Metz. Je me suis dis : « P*tain, qui est ce petit ? ».

«A l’entraînement, le premier, il ferme la bouche de tout le monde»
Pendant sa discussion avec le streamer Zack Nani, Mamadou Niang (ex-buteur de l’OM entre 2005 et 2010) s’est confié sur sa cohabitation dans le vestiaire phocéen avec Franck Ribéry pendant leurs deux saisons ensemble. Un coup de foudre sportif dès le premier regard pour celui qui allait porter le maillot de l’équipe de France à 81 reprises avec une finale de Coupe du monde à la clé en Allemagne.
« On se retrouve lui et moi à Marseille en même temps, dans le même hôtel. J’attendais de voir parce qu’il y a un monde d’écart entre jouer à Metz et à l’OM. A l’entraînement, le premier, il ferme la bouche de tout le monde. Même Barthez, qui en a connu des joueurs, reste bouche bée. Vif, dur sur l’homme, il tenait sur ses jambes. Techniquement, ça percutait en permanence, jeu en une touche de balle, ça ne perdait pas un ballon » .