Dans quelques mois, Zinedine Zidane pourrait faire un retour fracassant en équipe de France en succédant à Didier Deschamps au poste de sélectionneur. Un joli clin d'œil du destin, 20 ans après avoir tiré sa révérence en tant que joueur lors d'une soirée encore dans toutes les mémoires.

C'est bien évidemment une action qui restera gravée à vie dans la mémoire des fans de football. Pour le dernier match de sa carrière, Zinedine Zidane se retrouve face à l'Italie en finale de la Coupe du monde 2006. Et le numéro 10 va craquer en assénant le coup de boule le plus célèbre de l'histoire à Marco Materazzi. Zizou est logiquement expulsé, mais les arbitres n'ont pourtant rien vu. Et pour cause, ils sont aidés de l'écran géant dans le stade qui a diffusé les images du geste de Zinedine Zidane, alors que l'arbitrage vidéo n'était évidemment pas encore instauré. 20 ans plus tard, Raymond Domenech, alors sélectionneur de l'équipe de France, n'a toujours pas digéré.
Domenech ne digère pas l'expulsion de Zidane
« Non… Buffon l’a vue, les spectateurs derrière le but de Buffon aussi. Même le juge de touche n’a rien vu du tout. On a été la première équipe à avoir le VAR. Les joueurs ont manqué de vice, ils auraient dû jouer vite. Si je suis sur le terrain, jamais je n’arrête le ballon. Honnêtement, si on fait ça, l’autre se relève… Si on continue à jouer pendant une ou deux minutes, il se relève et point barre. Comme il n’y avait pas de VAR, etc… Il n’avait aucune trace, rien. S’il a du sang, d’accord, mais là il n’a rien… Tu continues à jouer ! », confie-t-il dans une interview accordée au podcast Offense.

«On a été la première équipe à avoir le VAR»
Et un autre geste de Zinedine Zidane n'a pas plus à Raymond Domenech : sa panenka pour ouvrir le score. « Tout le monde est heureux, tout le monde saute, et moi je dis que c’est trop tôt, et pas comme ça… Souvent, les entraineurs oublient qu’ils ont été joueurs. Une Panenka, c’est une humiliation. Ce n’est pas un pénalty tiré pour marquer. Le mec a envie de marquer, mais aussi de t’humilier. C’est ça. Et l’humiliation provoque de l’orgueil et de la réaction, mais aussi de la colère. Pendant un quart d’heure on a pris le bouillon, et ils égalisent sur corner… », conclut l'ancien sélectionneur des Bleus.