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Imbu de sa personne ?

Chelsea : le manque de réalisme de Villas-Boas

Chelsea : le manque de réalisme de Villas-Boas

Plus que jamais menacé après la défaite à Naples (3-1), André Villas-Boas continue d'assurer qu'il est l'homme de la situation. Trop confiant, l'entraîneur de Chelsea ne devrait-il pas toutefois se rendre à la raison ?

S’il y a bien une qualité que possède André Villas-Boas, c’est son abnégation et sa confiance personnelle. Décrié de partout depuis plusieurs jours, tout proche de la sortie, l’entraîneur portugais de Chelsea continue de croire en sa bonne étoile. « Avec la pleine confiance du propriétaire (Roman Abrahamovitch), je vais continuer à faire mon travail cette année et l'an prochain », soulignait-il déjà hier en conférence de presse. La défaite à Naples ce soir (3-1) n’a guère modifié ses ardeurs ni ses ambitions. Le « Special Two », si on peut encore l’appeler comme ça, continue d’y croire dur comme fer. « J’ai la confiance totale du propriétaire. Est-ce que je serais toujours là pour le match retour (le 14 mars, ndlr) ? Oui, à coup sûr », a-t-il répondu ce soir en conférence de presse d’après-match.

Licenciement inévitable ?
Son licenciement, déjà attendu samedi après le piètre match nul contre Birmingham (D2) en 8es de finale de la Cup (1-1), semble pourtant n’être plus qu’une question d’heures. Chelsea reste sur cinq matchs sans victoire et jouera son avenir dans les prochains jours. Roman Abramovitch, d'ordinaire peu indulgent avec ses entraîneurs, lui laissera-t-il le temps de faire ses preuves durant cette période ? Telle est la question. Mais plus que le résultat ce soir, ce sont ses choix qui ont surpris. Et, qui, une nouvelle fois, n’ont pas payé. Villas-Boas avait décidé de laisser Franck Lampard, Ashley Cole et Michaël Essien sur le banc au coup d’envoi. Résultat : Chelsea, complètement dépassé en défense et au milieu, a été acculé sur son but dès l’entame de match, Petr Cech sortant trois parades décisives dans les vingt premières minutes. Derrière, les erreurs défensives londoniennes ont fait le reste (Raul Meireles sur le premier but, Branislav Ivanovic sur le deuxième et enfin David Luiz sur le dernier).

Roman Abramovitch, qui a repris le club il y a neuf ans, devra vraisemblablement encore patienter avant d'offrir à Chelsea la première Ligue des champions de son histoire...

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