Victime de cyberharcèlement sur les réseaux sociaux après la finale de la Coupe d’Afrique des Nations entre le Maroc et le Sénégal, Vanessa Le Moigne a annoncé ne plus vouloir couvrir le football après la fin de la saison. Des attaques survenues après son interview d’Edouard Mendy, que Pierre Ménès juge comme « maladroite et partisane ».
« Merci le foot pour les rencontres... pour les beaux moments mais next. Fin de saison, j'arrête et maintenant je me sens libérée. » Dans un message publié sur Instagram, Vanessa Le Moigne a annoncé la semaine dernière ne plus vouloir couvrir le football après la fin de la saison en cours. La journaliste de beIN SPORTS a été victime de nombreuses attaques numériques après la finale de la CAN 2025 et son interview d’Edouard Mendy. Elle a depuis reçu le soutien de la ministre des Sports, Marina Ferrari, ainsi que celui de l’association Femmes journalistes de sport.
« Entre être critiquée et être harcelée sur les réseaux, il y a une différence »
« J’ai effectivement trouvé la façon d’attaquer son interview avec Mendy extrêmement maladroite et partisane », a réagi Pierre Ménès dans une vidéo diffusée sur sa chaîne YouTube. « Cette manière de faire méritait d’être critiquée. Maintenant entre être critiquée et être harcelée sur les réseaux, il y a une différence que plus personne ne fait aujourd’hui. S’il faut bien dénoncer quelque chose dans cette CAN c’est l’hystérie des supporters. Je le vois, j’ai pris un shitstorm avec les Algériens, le lendemain un shitstorm avec les Marocains, puis à la finale un shitstorm avec les Sénégalais. »
« L’interview était maladroite, elle aurait été aussi maladroite si ça avait un homme et ça aurait valu à un homme »
« Mais moi je n’ai pas la carte de la femme », poursuit Pierre Ménès. « Là je vois l’association des femmes journalistes de sport qui sont montées au créneau, presque trop contentes d’avoir un sujet pour balancer leur propagande. Quand tu prêtes le flan à la critique, je ne vois pas en quoi tu peux reprocher à Vanessa Le Moigne d'être une femme dans sa façon d’interviewer Mendy. L’interview était maladroite, elle aurait été aussi maladroite si ça avait un homme et ça aurait valu à un homme les mêmes menaces sur les réseaux. Si j’avais fait jouer la carte de la grossophobie à chaque fois que j'ai été insulté sur les réseaux, l'association des obèses journalistes sportifs est moins puissantes que celle des femmes journalistes sportifs. »