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Journal du sport, actualité sportive

Affaire Sessegnon LEquipe retient la lecon

Le 23 décembre, «L'Équipe» révélait les insultes proférées par Kombouaré à l'encontre de Sessegnon. Un épisode qui n'est pas sans rappeler les insultes d'Anelka dans le fond, mais pas dans la forme. Explications.

Quand les insultes d’Anelka s’étaient exposées en une du quotidien sportif, celles de Kombouaré sont restées noyées au milieu du journal, dans un petit article de bas de page. Pour savoir qu’Antoine Kombouaré avait traité Sessegnon d’ « enculé » et de « joueur de merde » selon les propos mêmes du joueur, il valait mieux être attentif. Aucun titre racoleur, pas d’intertitre outrancier, aucune allusion faite aux insultes si ce n’est dans l’article lui-même. Loin de moi l’idée de comparer l’importance de ces deux évènements, les rapports Ligue1/Coupe du monde et Sessegnon/Anelka étant suffisamment explicites, mais on peut légitimement penser que les déclarations fracassantes du Béninois auraient probablement été traitées différemment s’il n’y avait pas eu l’affaire Anelka quelques mois auparavant.

Hypothèse n°1 :

Du vilain petit canard (enchaîné') cet été, « L’Equipe » se serait transformée, Noël approchant, en un véritable enfant de chœur ? C’est une éventualité. Mais le plus probable reste que la direction du journal a tenu compte des conséquences positives de cette une tapageuse : les ventes de L’Equipe ayant littéralement explosé ce jour-là (+ de 500 000 exemplaires vendus) mais aussi et surtout négatives : une grande partie du lectorat très conservateur de L’Equipe n’ayant pas vraiment gouté cette petite incartade du côté des Tabloïds. Une désaffection qui se serait traduit par une baisse sensible des ventes depuis cet été…

Hypothèse n°2 :

Autre possibilité, qui n’est pas non plus totalement à écarter, les journalistes de « L’Equipe » n’ont pas souhaité se brouiller avec Antoine Kombouaré, l’entraîneur du PSG, et l’encadrement parisien. Pour une fois que le club de la capitale cartonne, ce n’est pas le moment de se le mettre à dos… Avec Raymond Domenech, les journalistes savaient que la page serait tournée une fois l’Equipe de France éliminée. Avec le PSG, le contexte est bien différent et toutes les précautions sont bonnes à prendre. 
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