Si Tadej Pogacar est finalement sorti vainqueur du duel qui l'a opposé à Paul Seixas à l'occasion de leur premier affrontement de la saison sur les routes des Strade Bianche, le double champion du monde slovène n'a pas manqué de rendre hommage à son tout jeune rival, âgé de 19 ans, dont il a pu se rendre compte de visu du niveau qu'il avait atteint...

Le duel était attendu, et il a bien eu lieu : à 80 kilomètres de l'arrivée des Strade Bianche, après une offensive XXL dont il a l'habitude, dans un terrible chemin blanc d'une dizaine de kilomètres agrémentée de deux ou trois ascensions redoutables, Tadej Pogacar s'est retrouvé seul à l'avant, ou presque, flanqué de son jeune et nouveau rival Paul Seixas, le seul à être parvenu à résister à l'offensive du Slovène, alors qu'il était parti avec quelques mètres de retard du fait de l'incident technique survenu à Paul Pidcock, qui était dans la roue du leader du Team UAE. Mais Seixas était parvenu à recoller à Pogacar mètres après mètres, alors que la bataille était au maximum.
« Paul Seixas ? Oui, je suis impressionné »
Finalement, le jeune tricolore a lui aussi dû céder à 200 mètres du sommet de la dernière bosse du secteur, et laisser partir Pogacar. Mais Paul Seixas n'a pas craqué par la suite, et à l'arrivée, il termine deuxième à une minute après avoir sorti de sa roue Isaac Del Toro, le lieutenant du Slovène, qui l'avait marqué durant toute la fin de course. Une performance XXL qui confirme qu'à 19 ans, Paul Seixas est bien un phénomène et qu'il est en train de devenir un authentique rival du numéro un mondial.
« Il a des jambes incroyables »
Il est clair que le leader slovène voulait marquer le coup et asseoir sa domination. Sa victoire pourrait laisser penser qu'il est parvenu à ses fins, mais ce n'est pas si sûr, car Seixas a clairement résisté. A l'arrivée, Tadej Pogacar ne s'y trompait pas et glissait sans aucun doute avec sincérité, dans des propos rapportés par le quotidien L'Equipe : « Paul Seixas ? Oui, je suis impressionné. Il a fait une super course, montré qu'il pouvait courir sous pression, produire un résultat. Il a des jambes incroyables ». La pression, il est clair que Pogacar l'a mise durant la course, et cela ne donne que plus de valeur à ses mots à l'arrivée.