Accès direct au contenu

Voile

Voile – Trophée Jules Verne : L’Équateur et un 5e record pour IDEC SPORT !

Tous les feux sont au vert pour IDEC SPORT, à la poursuite du record du mythique Trophée Jules Verne. En franchissant l’Équateur avec près de 3 jours d’avance sur le temps de référence, Francis Joyon et ses hommes sont aux portes de l’exploit.

Francis Joyon n’est pas de nature à s’emballer. L’expérience du leader d’IDEC SPORT l’invite à une prudence presque maladive. Mais force est de constater que son travail, et celui de son équipage, impose le respect et l’optimisme quant à la conquête du record dans le Trophée Jules Verne. Le maxi-trimaran vient en effet de passer l’Équateur après 35 jours, 4 heures et 45 minutes de course, soit 2 jours, 22 heures et 36 minutes de mieux que le précédent record jusqu’ici détenu par Loïck Peyron et Banque Populaire V, tenant du titre depuis 2012. Il s’agit du 5e record à l’actif d’IDEC SPORT depuis son départ après, notamment, celui du plus grand nombre de milles parcourus sur une seule journée.

Cap sur le Bretagne !

Engouffré dans l’hémisphère nord, IDEC SPORT entame la dernière ligne droite de son périple. Concentré comme jamais sur son objectif, l’équipage de Francis Joyon ne baisse pas la garde. Le patron a même failli passer à côté de leur nouvelle performance : « Cela nous était complètement sorti de l'esprit (le passage de l’Équateur). Toute notre attention est focalisée sur la traversée de cette étrange Zone de Convergence Intertropicale qui nous oblige à naviguer loin à l'ouest de la route habituelle, dans le nord du Brésil. Nous contournons à petite vitesse un énorme magma anticyclonique, qui n'a pas la virulence du pot au noir, mais qui nous ralentit dans une franche pétole. La mer est très calme, le ciel est gris et il fait très chaud. Nous espérons toucher un peu de vent en fin d'après-midi, pour reprendre notre marche vers la Bretagne, au près dans un premier temps, puis aux allures de plus en plus débridées pour terminer, nous l'espérons, à toute allure après les Açores...»