D’étoile montante à star confirmée de la NBA, Victor Wembanyama est un représentant du basket français dans le pays de l’Oncle Sam. Il en est son plus grand espoir, incitant un journaliste déjà présent sur place aux États-Unis avant sa draft chez les Spurs à le suivre à San Antonio. Au point de créer une incompréhension de couple. Explications.
Ce dimanche 16 février 2026 sera une date historique pour le basket français aux États-Unis. Pour la toute première fois, un joueur tricolore figurera dans le cinq de départ d’une équipe pour le All-Star Game. Victor Wembanyama sera aligné aux côtés de Luka Doncic, Shai Gilgeous-Alexander, Nikola Jokic et Stephen Curry pour représenter la conférence Ouest. Malgré ses quatre titres de champion NBA, même Tony Parker n’était pas parvenu à mettre autant de monde d’accord pour prendre part à cette fête du basket américain. Wembanyama affirme un peu plus sa notoriété outre-Atlantique, lui qui vend plus de maillots que LeBron James cette saison.
«La Big Apple était ma ville à l'époque»
Au cœur de sa troisième saison en NBA, Victor Wembanyama a indirectement chamboulé la vie d’un journaliste de sport spécialisé dans le basketball américain. Depuis son arrivée dans l’élite du basket US, Wemby est suivi par Maxime Aubin, correspondant de L’Équipe à San Antonio. Un nouveau chapitre professionnel de la vie du journaliste qui devait s’écrire ailleurs que dans la ville des Spurs. Pour L’Équipe, il raconte.
« Tout quitter pour aller suivre le plus grand espoir français du basket mondial. C'est la décision que j'ai prise un soir d'avril 2023, lorsque le hasard a fait que les Spurs de San Antonio ont obtenu le premier choix de la draft, la bourse annuelle aux jeunes talents, qui leur a permis de sélectionner Victor Wembanyama lors d'un événement organisé à New York deux mois plus tard. La Big Apple était ma ville à l'époque. L'endroit où j'avais passé plus de six ans à couvrir le sport US, jusqu'à devenir le correspondant de L'Équipe en 2021. À l'époque, ma copine parisienne, rencontrée à New York, avait dû rentrer dans la capitale française à la suite de l'expiration de son visa de travail ».

«Wemba quoi ? ! San Antonio ? ! Tu m'avais promis New York...»
Cette décision de suivre Victor Wembanyama dans le Texas bien qu’il fut confortablement installé à New York en attente du retour de sa compagne a été difficile à avaler par cette dernière. Maxime Aubin, sans filtre, explique l’ascenseur émotionnel vécu par sa moitié. « Après deux ans de relation à distance et la perspective d'enfin se retrouver sur la côte est, quelle ne fut pas sa réaction lorsque je lui annonçais le projet : s'installer dans le fin fond du Texas, à plus de 8 000 km de chez elle, dans une ville sans âme apparente, où la voiture est le seul moyen de transport viable et où le thermomètre flirte avec les 40 °C pendant plus de six mois de l'année. « Wemba quoi ? ! San Antonio ? ! Tu m'avais promis New York... ». Un nouveau départ qui ni lui ni elle n’avait vu venir…