Présent à Bahreïn pour les essais hivernaux, Lewis Hamilton a pu découvrir plus en détails la nouvelle génération de monoplaces, dans des conditions différentes de celles connues à Barcelone. Et clairement, le pilote britannique ne semble pas encore totalement convaincu.
Après une première découverte à Barcelone, les pilotes ont pu se familiariser un peu plus avec les nouvelles monoplaces de Formule 1. Il faut dire que c'est une nouvelle ère qui s'ouvre avec ce changement radical de réglementation. Et alors que la plupart des pilotes semblaient ravis d'entrer dans une nouvelle ère, Lewis Hamilton jette un froid en expliquant que sur le circuit de Sakhir à Barheïn, dans des conditions très différentes de celles connues à Barcelone, sa nouvelle Ferrari n'était pas si agréable à piloter.
Lewis Hamilton pas encore convaincu par sa nouvelle monoplace
« En réfléchissant aux nouvelles voitures, il y a beaucoup moins d’appui aérodynamique, oui. La voiture est plus courte, elle est plus légère, et elle est en fait plus facile à rattraper. C’est assez amusant, ça ressemble beaucoup au rallye. Ouais, je pense qu’on est plus lents que la F2, là tout de suite, non ? Enfin, c’est l’impression que ça donne. Je pense qu’pour le moment, ça ne ressemble en rien à avant, et il est vraiment trop tôt pour le dire. Avec la voiture de base que nous avons, nous essayons encore de tester différentes choses. Nous essayons toujours de trouver la fenêtre dans laquelle elle aime fonctionner. Nous n’avons pas optimisé les pneus, pas encore optimisé le package aéro, la hauteur de caisse, l’équilibre mécanique, toutes ces différentes choses. Donc, je ne vais pas juger ça maintenant. Les sensations n’étaient pas géniales aujourd’hui avec le vent. C’est très, très venteux ici — le plus venteux dont je me souvienne ici. Il faut prendre ça avec des pincettes. En plus, c’est le premier jour ici [et] le matin, ce n’est jamais amusant », confie-t-il au micro de Canal+ avant de poursuivre.

«C’est ridiculement complexe»
« Mais en général, comme je l’ai dit lors du dernier test, c’est une voiture plus amusante à conduire. À Barcelone par exemple, vous faites 600 mètres de lift and coast sur un tour de qualification. Ce n’est pas ça, la course. Les rapports inférieurs que nous devons engager, c’est juste parce que nous ne pouvons pas récupérer assez d’énergie de la batterie. Nous ne pouvons pas récupérer assez d’énergie de la batterie, c’est pourquoi nous devons faire monter les moteurs très, très, très haut dans les tours. Donc nous descendons en seconde et en première à certains endroits juste pour essayer de récupérer ce petit surplus de puissance. Aucun fan ne va comprendre ça… C’est tellement complexe. C’est ridiculement complexe. J’étais assis dans une réunion l’autre jour et ils nous expliquaient le truc, et c’est comme s’il fallait un diplôme pour tout comprendre. En termes de gestion, c’est assez simple je dirais. Peut-être qu’en configuration de course ce sera différent, on verra. Mais il y a aussi un système qui peut automatiquement… une fois que vous finissez un tour, il apprend votre façon de conduire. Mais disons par exemple que vous bloquez une roue et sortez large, vous couvrez plus de distance, cela affecte cet algorithme. Donc on essaie juste de maîtriser le sujet et de comprendre. Mais tout le monde est dans le même bateau », ajoute Lewis Hamilton.