Zinedine Zidane : Le craquage qui n’est pas passé, «je me demande encore pourquoi il a fait ça...»
Thomas Bourseau
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Rédacteur
Féru de sport, Thomas a grandi entre le ballon rond du football et le orange du basket, ses deux coups de cœur depuis toujours. Diplômé d’un Master et d’une Licence à l’Institut Européen du Journalisme de Paris, il suit toujours de très près les aventures d’Arsenal et des Los Angeles Lakers.

Par moments, Zinedine Zidane a eu quelques coups de sang au fil de sa carrière professionnelle. Une perte soudaine de contrôle sur le terrain qui ont pesé lourd dans certains échecs. Une fois pour le Ballon d’or 2000 et une autre six ans plus tard notamment. Un craquage pur et dur qu’un ancien collaborateur ne s’explique pas malgré le temps qui passe…

Du septième ciel à l’enfer… Les supporters de l’équipe de France ont senti, de l’autre côté du Rhin, l’odeur du deuxième étoile bien avant le sacre de l’équipe de Didier Deschamps en Russie. Dès la septième minute de jeu, un geste de classe venu d’ailleurs face à l’un des meilleurs gardiens du monde de l’époque voire de l’histoire désormais était effectué d’une chaussure Adidas dorée. Avant que tout le château de cartes ne s’effondre.

«La finale de Berlin, je l'ai revue dix ans plus tard»

Pour rappel, l’équipe de France de Raymond Domenech avait rapidement pris le meilleur sur la sélection italienne de Marcelo Lippi en finale de Coupe du monde 2006 à Berlin. Et ce, grâce à une panenka signée Zinedine Zidane devant Gianluigi Buffon. Cependant, les Italiens sont revenus dans la partie grâce à Marco Materazzi buteur de la tête sur corner 12 minutes plus tard. Le défenseur est celui qui a été à l’origine du craquage de Zizou pendant les prolongations, tenant des propos déplacés sur sa sœur qui ont fait plonger la légende du football français dans une colère noire. Résultat ? Coup de boule sur le torse de Materazzi et victoire de l’Italie (1-1 et 5-3 aux tirs au but). Une séance à laquelle Zidane n’a pas pu participer en raison de son exclusion pour son geste.

Marqué par cette finale perdue et par son dénouement douloureux, Domenech a avoué ne pas avoir revu ce match pendant une décennie. « La finale de Berlin, je l'ai revue dix ans plus tard, et seulement par bribes. Surtout l'expulsion de Zidane, parce que tout le monde n'arrêtait pas d'en parler ».

«Le connaissant, je savais que cela pouvait arriver»

Au cours d’une entrevue accordée à la Gazzetta dello Sport à l’automne 2025, Raymond Domenech reconnaissait ne pas être tombé des nues au température fluctuant de Zinedine Zidane à certains moment de sa carrière. Zizou avait déjà mis un coup de tête à un joueur d’Hambourg avec la Juventus en 2000. « Le connaissant, je savais que cela pouvait arriver, mais je me demande encore parfois pourquoi il a fait ça. Mais la blessure de Vieira a eu plus d'impact. C'est de l'histoire ancienne. C'est comme une médaille d'argent olympique et beaucoup me disent que ce fut la plus belle Coupe du monde. Je n'ai aucun regret. Nous étions favoris et les Italiens n'ont joué que pendant les dix minutes de fierté qui ont suivi le but de Zidane, arrivé trop tôt ». Des regrets qui hantent toujours les pensées de l’ex-sélectionneur de l’équipe de France (2004-2010) à ce jour...

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