Fermement opposé à la candidature de Jean-Marie Le Pen qui avait atteint le deuxième tour de l'élection présidentielle en 2002 à la surprise générale, Zinedine Zidane n'avait pas hésité à prendre publiquement position à cette époque. Mais après s'être fait remonter les bretelles par son père, l'ancien numéro 10 a regretté... Explications.

La France avait été secouée par un véritable séisme politique lors des élections présidentielles de 2002 avec l'énorme surprise Jean-Marie Le Pen qui avait atteint le deuxième tour face à Jacques Chirac, et certaines personnalités du monde du sport avaient fait part de leur indignation. Ce fut notamment le cas à l'époque de Zinedine Zidane, star de l'équipe de France de football, qui affichait son désaccord total avec les idées du Front National, désormais appelé Rassemblement National.
Zidane avait clashé Jean-Marie Le Pen
« C’est un parti qui ne correspond pas du tout aux valeurs de la France. On ne peut pas être content de ce qui se passe, sans parler de moi personnellement. Cela peut avoir des conséquences très graves, c'est ce à quoi il faut penser. Ne pas voter, c'est grave quand on voit qu'il y a 30% d'abstention et qu'à l'arrivée cela fait un tête-à-tête Chirac contre l'autre… », avait lâché Zinedine Zidane le 29 avril 2002. Et cette sortie médiatique n'a visiblement pas été du goût de son père...
« Pas besoin de partager mon avis à la terre entière »
En effet, dans un entretien accordé à L'EQUIPE en 2022 à l'occasion de ses 50 ans, Zinedine Zidane avouait regretter cette sortie après les remontrances de son père : « Si j’ai été approché politiquement ? À plusieurs reprises. Mais je me suis toujours refusé à le faire. C’est un métier. J’avais d’ailleurs eu une première et mauvaise expérience par rapport à une position que j’avais prise. Mais les gens ne s’imaginent pas ce que cela déclenche derrière. Tu reçois de ces messages… Mon papa m’a toujours dit quand j’étais jeune : “C’est quoi, toi ? Le foot. Alors parle seulement de foot. Tant que tu veux !” Il me disait toujours d’avoir un avis de citoyen. Mais que je n’avais pas besoin de le faire partager à la terre entière. Mon papa a toujours raison », indique Zidane.