Nommé à la tête de l’OM à l’été 2024, Roberto De Zerbi s’est parfaitement adapté à l’environnement phocéen, comme d’autres techniciens avant lui. Une réussite loin d’être évidente quand on connaît la pression qui existe du côté de Marseille, ce qui n’a pas empêché certains entraîneurs de relever ce défi.
Réussir à Marseille n’est pas donné à tout le monde. Les joueurs, entraîneurs et dirigeants passés par l’OM doivent composer avec l’environnement phocéen connu comme volcanique, ce qu’avait d’ailleurs bien résumé à l’époque Pape Diouf, ancien président du club. « Quand j’avais signé mon premier contrat, Pape Diouf m’avait dit : "Quand tu signes ici pour un an, c’est comme si tu en faisais dix ailleurs", avait dévoilé en septembre dernier Mathieu Valbuena, dans les colonnes du JDD. Au début, je m’étais dit : "Il était un peu fou, lui". Mais il avait tellement raison ». L’ancien milieu de l’OM avait résumé : « Pour réussir à Marseille, il faut une mentalité spéciale, supporter la pression ». Un constat valable pour les joueurs qui ont foulé la pelouse du Vélodrome, mais également les entraîneurs assis sur le banc de touche.
« C’était une histoire d’amour »
Raymond Goethals fait partie de ces techniciens qui ont marqué l’OM de leur empreinte, le Belge ayant remporté la Ligue des champions en 1993. A l’occasion du match entre Bruges et Marseille mercredi soir, Guy Goethals, fils de l’ancien technicien marseillais, est revenu sur la belle aventure vécue par son père dans la cité phocéenne. « Comment il me parlait de l’OM ? Toujours avec tendresse et passion. C’était une histoire d’amour et de déraison. Il a vécu à Marseille une période de sa vie extrêmement positive. L’OM, ça a fait le tour d’Europe, du monde. Marseille est arrivé quand il avait près de 70 ans », confie-t-il, dans les colonnes du Parisien.
« Son folklore belge et bruxellois s’est très bien marié avec le folklore de Marseille »
« Son folklore belge et bruxellois s’est très bien marié avec le folklore de Marseille, une ville un peu particulière, résume Guy Goethals. Elle vit pour le foot. Il était totalement en phase car chez lui, aussi, ce sport occupait toute la place. Le reste, il s’en fichait. Le football était sa vie, son oxygène. Un lien presque un peu abusif. Il est de bon ton de parler d’une alchimie avec les Phocéens. »
Le passage de Raymond Goethals à l’OM est évidemment marqué par ce sacre européen de 1993. « Une apothéose, le summum de sa carrière », raconte Guy Goethals, pour qui son père est « parti au meilleur des moments, par la très grande porte, mais ça n’a pas changé sa philosophie de tous les jours. Pas plus ses habitudes, ni son franc-parler d’ailleurs. »