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TOUT LE MONDE A SON SIFFLET ?

PSG : Les arbitres font bloc pour lexpulsion de Sakho

La faute de Mamadou Sakho méritait-elle vraiment un carton rouge dimanche soir à Montpellier (1-1) ? Plusieurs ex-arbitres du plus haut niveau ont livré leur sentiment à leur sujet, et la réponse semble plutôt unanime.

Le fait du match

L’action s’est déroulée à la 10e minute dimanche soir, sur la pelouse de La Mosson : Marco Verratti adresse une passe en retrait hasardeuse récupérée par Gaëtan Charbonnier. Stoppé dans son action alors qu’il filait au but, l’attaquant montpelliérain a provoqué l’expulsion immédiate de Mamadou Sakho. Une décision qui n’a pas manqué de faire réagir Leonardo et Carlo Ancelotti, mécontents de la prestation de Clément Turpin au sifflet lors de ce match. Et pourtant…

« Le rouge est évident »

Certains hommes en noir bien connus du football français, tels que Bruno Derrien ou Joël Quiniou, volent à la rescousse de leur confrère. Le premier a clairement livré son sentiment vie son compte Twitter : « A tous ceux qui m’ont pose la question, le rouge de Sakho est logique », explique M. Derrien. Même son de cloche pour Joël Quiniou sur les ondes de RMC : « Le carton rouge est évident. Charbonnier est accroché. On a l’impression que l’arbitre laisse l’avantage mais il ne peut pas profiter donc il siffle. C’est l’anéantissement d’une occasion nette de but. Clément Turpin ne porte pas chance aux Parisiens puisqu’il avait expulsé Ezequiel Lavezzi et Carlo Ancelotti à Ajaccio ».

Sakho entièrement fautif ?

Si le combat physique et le tirage de maillot semblent plutôt partagés sur cette action, Charbonnier avait nettement pris le dessus sur son vis-à-vis et la faute est donc légitime : « Il y a un vrai tirage de maillot de Sakho , poursuit Derrien sur le réseau social. Il (NDLR : Charbonnier) est gêné dans sa course par ce tirage de maillot ». Le cadeau empoisonné de Marco Verratti privera donc Sakho de la réception de Rennes, la semaine prochaine. L’international tricolore tentera de rattraper ce contretemps mercredi face à l’Italie avec les Bleus… Et cette fois-ci, le capitaine parisien devra conserver les bras le long du corps pour éviter toute polémique.

Par Guillaume de Saint Sauveur