L’Olympique de Marseille traverse une passe particulièrement délicate ces derniers temps. La faute à des résultats jugés insuffisants entraînant des changements drastiques au sein de l’organigramme du club, et ce à tous les niveaux. Un chronique de La Chaîne L’Équipe a fait deux comparaisons limites soulignant la mauvaise posture de l’OM.

Cela commence à ressembler à une malédiction. Certes, l’OM n’a plus soulevé la Coupe de France depuis 1989. Mais sur les quatre dernières éditions, le club phocéen a été éliminé par une défaite lors d’une séance de tirs au but. Après Annecy en 2023, le Stade Rennais l’année suivante et le LOSC la saison dernière, l’Olympique de Marseille a échoué en 1/4 de finale mercredi soir au terme du même exercice face au Toulouse FC (2-2 puis 3-4 aux tirs au but). Une série noire qui vient ponctuer une crise sportive et institutionnelle remontant à plusieurs semaines.
L’OM comparé à une strip-teaseuse, le parallèle entre Habib Beye et les kamikazes de la seconde guerre mondiale
Sur le plateau de L’Équipe du soir mercredi, Eric Blanc a été invité par le présentateur Giovanni Castaldi à commenter le bilan de la nouvelle saison blanche de l’OM, une habitude depuis la Coupe de la Ligue en 2012. Une fois lancé, l’ancien joueur de rugby à XV reconverti consultant a dérapé à l’antenne. « La saison de l’OM est-elle ratée ? C’est une catastrophe. 260M€ de budget, il faut être sérieux. L'OM me fait penser à une strip-teaseuse, tu ne sais pas si elle va enlever le haut ou le bas en premier, mais elle termine à poil. Je l'ai dit la semaine dernière qu'Habib Beye avait moins de chance que le kamikaze en 39-45 japonais qui tentait sa chance. Je l’ai dit avant que ça ait démarré. Il y a eu trop de choses, plus d’entraîneur, plus de président. Le bordel ».

«A partir de janvier, ils ont tout raté»
Dans l’esprit d’Eric Blanc, le point de bascule de la saison de l’OM a sans aucun doute été le revers subi dans les derniers instants du Trophée des champions face au Paris Saint-Germain (2-2 puis 1-4 aux tirs au but). « Jusqu’en janvier, ce fameux match contre le PSG (ndlr le Trophée des champions). Ils étaient deuxièmes, jouaient ce match où ils pouvaient remporter un trophée. A partir de janvier, ils ont tout raté. Ils se sont mis une pression, ils ont paniqué. Il y a eu des sorties de route avant, il y avait déjà un malaise, il manquait des leaders, un milieu de terrain, ils ont recruté, ont fait des erreurs. Mais tout ça, c’est la fuite en avant et bien entendu, tu te casses la figure. Surtout qu’aujourd’hui, tu as Lens qui tient la route, pas d’aquaplaning, tu as Lille et Rennes qui ne sont plus qu’à 3 points de Marseille et j’ai vu un Monaco qui se refait la cerise ».