Déjà fragilisé par l’élimination en Ligue des Champions, Roberto De Zerbi n’a finalement pas résisté à l’humiliation subie lors du Classique face au Paris Saint-Germain (5-0). Le technicien italien a été démis de ses fonction par l’Olympique de Marseille, qui va désormais devoir lui trouver un successeur pour espérer atteindre ses objectifs en cette fin de saison.

A Marseille, il va tout falloir recommencer de zéro. Pilier central du projet lancé au cours de l’été 2024, Roberto De Zerbi n’est plus l’entraineur de l’OM et laisse un trou béant derrière lui. Pour ne rien arranger, un autre cadre du club a claqué la porte, puisque le directeur sportif Medhi Benatia a annoncé son départ ce dimanche.
« Ils se pensaient complémentaires, et c'était précisément l'inverse »
C’est la déception qui semble dominer à l’OM, mais à l’extérieur, certains assurent que ce projet était voué à l’échec. « Il y avait un problème de complémentarité entre les trois (De Zerbi, Longoria et Benatia). Ils pensaient le contraire, mais ils sont morts de ça. Ils se pensaient complémentaires, et c'était précisément l'inverse. La plus grosse erreur dans le bilan de Benatia, c'est d'avoir recruté De Zerbi. Vous ne pouvez pas avoir Longoria, qui est un président éruptif, Medhi Benatia, qui est assez chaud, et De Zerbi, c'est le plus fada des trois » a déclaré Bertrand Latour, sur le plateau du Canal Football Club.

« De Zerbi n'avait pas les épaules pour entrainer Marseille »
« Contrairement à ce qu'on a beaucoup dit, De Zerbi n'avait pas les épaules pour entrainer Marseille. On a vu ses limites, ne serait-ce que dans la gestion émotionnelle. Tu ne peux pas bouder » a poursuivi le journaliste de Canal+, pas du tout fan du travail de Roberto De Zerbi. « C'était hallucinant ça, l'entraineur boudait quand il perdait les matchs. C'est un truc de fou, le mec ne venait pas à l'entrainement parce qu'il devait digérer la défaite. Précisément, c'est à toi d'emmener les 25 (joueurs) avec toi. Tu ne dois pas enterrer ton vestiaire à chaque fois quand tu perds un match. C'est surréaliste quand même ».