Présent à la tête des Bleus depuis 2012, Didier Deschamps possède l’un des plus beaux palmarès du football français avec une Ligue des champions remportée sous le maillot de l’OM, et deux sacres à la Coupe du Monde, comme joueur et entraîneur. Une soif de victoire que le natif de Bayonne cultive depuis ses années marseillaises…

La Coupe du monde 2026 sera la dernière pour Didier Deschamps, quittant son poste de sélectionneur au terme de l’événement organisé en Amérique du Nord. Prendre sa succession ne sera pas simple, l’entraîneur de 57 ans ayant un bilan impressionnant depuis sa prise de fonction avec deux finales de Coupe du monde à son compteur, le sacre de 2018 puis la désillusion de 2022. Avant ça, Deschamps avait brillé en tant que joueur, remportant le premier Mondial de l’histoire des Bleus en 1998. Capitaine, il avait pris la parole dans la foulée de cette victoire pour rendre un hommage appuyé à Bernard Tapie.
Quand Deschamps saluait l’importance de Tapie dans le sacre de 1998
« On lui doit beaucoup, c'est vrai que là-bas (à l'Olympique de Marseille, ndlr), on a pris une mentalité de gagnants, on a touché du doigt ce qu'était la réalité du football de haut niveau », avait expliqué Didier Deschamps sur TF1, après la victoire des Bleus contre le Brésil (3-0). Une sortie qui avait touché l’ancien président de l’OM, tout juste sorti de prison à l’époque.

« Au coup de sifflet final, j'ai eu une énorme surprise »
« J'ai d'abord de cette finale un souvenir amer. Je n'étais pas en odeur de sainteté dans les instances du foot. Ils ne m'ont même pas invité au Stade de France. Mais je ne pouvais pas rater cet événement historique. Je l'ai regardé chez moi à Paris, en famille, avait expliqué Bernard Tapie en 2018, dans des propos accordés au Parisien. Le public a été génial, a poussé jusqu'au bout. Au coup de sifflet final, j'ai eu une énorme surprise. Dans la première interview qu'il donne après le match, on demande à Didier Deschamps à quoi il doit la victoire et là, j'entends : Cette Coupe, on la doit à Tapie. C'est à l'OM qu'on a pris une mentalité de gagnants… C'est, pour moi, l'un des faits marquants de cette soirée du 12 juillet 1998. »