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Confessions intimes

OM - Baup : « J’ai beaucoup souffert dans ma vie »

Avant d’affronter le PSG, ce mercredi, en Coupe de la Ligue, Élie Baup est revenu sur les conditions de son arrivée à l’OM. L’entraîneur marseillais dit ne se poser aucune question et relativise tout ce qui lui arrive après avoir vécu quelques galères.

Élie Baup avait d’autres propositions que Marseille. « À l’étranger, des pays du Golfe, énumère l’intéressé dans une interview accordée à l’Équipe. En France, j’ai eu une ou deux sollicitations, voilà. Après, je n’ai pas cherché à savoir pourquoi on voulait me prendre. Je sais seulement que moi, dans les clubs où on m’a embauché, j’ai répondu à ce qu’on m’avait demandé, sauf une fois (Nantes, relégué en Ligue 2 après la saison 2008-2009). » Donner des réponses plutôt que poser des questions, c’est un peu le leitmotiv d’Élie Baup. Ce dernier n’a par exemple pas mis son nez dans les histoires de la saison dernière entre l’ancien entraîneur, Didier Deschamps, et le directeur sportif, José Anigo : « Je n’ai pas cherché à savoir, coupe Élie Baup. Pour moi, on démarrait une nouvelle aventure. Le passé, il n’a aucune raison d’être remué. »

« La vie me fait relativiser »
Ce relativisme, Élie Baup le puise dans les différentes épreuves qu’il a dû affronter. Comme dans cet accident de moto qui aurait pu lui coûter la vie. « J’ai passé six mois sans bouger, sur un lit, sans savoir si j’allais pouvoir remarcher, à 19 ans (…) Je sais ce que j’ai vécu. J’ai beaucoup souffert dans ma vie, et pas spécialement dans le foot, parce que le foot c’est la beauté de la vie, quelque part. Je sais ce que je peux apporter à un groupe et je sais que je peux encore travailler dans le foot. »

Et n’allez pas expliquer à Élie Baup que la tâche qui se présente à lui est compliquée…

L’OM n’a pas l’effectif pour lutter…
« Ce sont des clichés ! Toulouse n’en a pas utilisé beaucoup non plus. »

Paris va dominer le monde, Ligue 1 comprise. Frustrant, non ?
« Pour le moment, un autre club a fini devant, l’an dernier (Montpellier). Je suppose que dans le futur proche, Paris prendra la tête et ce sera difficile de l’en déloger. Mais on va essayer de faire le maximum pour exister. »

À Paris, ce soir, pour gagner, vraiment ?
« Bien sûr. On toujours essayer de gagner. Aller au Parc, contre Paris, ça reste quelque chose de très fort. »

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