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Son héros

OM : Baup est devenu le meilleur allié de Gignac

Snobé par Elie Baup à Toulouse, André-Pierre Gignac est l’une des pièces essentielles du nouvel homme fort de l’OM. Grâce à cette confiance, l’attaquant marseillais revient progressivement à son meilleur niveau.

Plus simple sans Rémy
André-Pierre Gignac a repris du poil de la bête. Bénéficiant enfin d’une préparation complète d’avant-saison, l’attaquant marseillais fait partie des meilleurs Marseillais durant la période des matchs amicaux. L’absence de Loïc Rémy, qui lui obstrue la pointe de l’attaque olympienne, joue également en sa faveur. Mais pas seulement. L’arrivée d’Elie Baup, qui aurait un temps pu lui faire de l’ombre, lui est finalement bénéfique. « Avec Baup, il ne jouait, nous expliquait Dominique Arribagé, capitaine du Téfécé à cette époque, début juillet. Mais il n’y a jamais eu d’animosité entre les deux hommes. C’était à Toulouse, il y a 4 ans, à un instant T. Les deux hommes ont évolué de leur côté. Depuis, Gignac a prouvé sa valeur d’attaquant, Baup a forcément vu de quoi il était capable ».

Gignac se positionne mieux
Effectivement, le coach à la casquette lui a donné sa chance dans un 4-2-3-1 qu’il affectionne puisqu’il peut remuer tout seul devant les cages adverses. « Je trouve qu’il se positionne mieux dans l’axe, là où un buteur doit le plus souvent traîner », affirmait même l’ancien entraîneur du FC Nantes dans France Football ce vendredi. Mais l’arrivée de Baup libérerait-elle Gignac uniquement dans le domaine tactique ? APG est un joueur qui marche à l’instinct, à l’affection et il est forcément sensible au climat moins lourd en interne. « Cette saison peut vraiment être la sienne, ne serait-ce que grâce à la relation Baup-Anigo, nous glisse Daniel Bravo. Celle-ci est saine et n’a rien à voir avec l’époque Anigo-Deschamps. Le climat est apaisé et ça, ça booste Gignac. Il va retrouver ses sensations de buteur ».

« Deschamps avait été trop dur avec lui »
Les qualités premières de Gignac, mélange d’efficacité, spontanéité et générosité, avaient en effet été bridées sous l’ère Deschamps. L’entraîneur basque, parti depuis en sélection tricolore, avait fini par entretenir des relations cordiales avec son joueur mais il était trop tard. Le mal était déjà fait. Dommage. « Deschamps avait été trop dur avec lui, poursuit notre consultant. L’été dernier, l’histoire de son transfert avorté à Fulham avait été limite. C’était devenu trop compliqué pour lui car il était allé à Merano, semblait impliqué dans le groupe et faisait des efforts. On lui avait dit qu’il aurait sa chance mais il ne l’a jamais vraiment eue. Il s’est accroché, on l’a enterré trop vite ».