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Interview

Nicollin : « Ce quon a fait, quand même »

Président champion de France en titre depuis dimanche dernier, Louis Nicollin affirme pourtant ne jamais avoir cru au titre. Retour avec sur une saison vraiment pas comme les autres.

Comment avez-vous vécu cette saison ?
J'ai vécu une belle saison, mais qui m'a bien fait mal à la tête quand même. Si on avait été, 7e ou 8e, dans le ventre mou du championnat, tout aurait été comme il faut. Malheureusement ça n'a pas été le cas (rire). J'ai souvent eu mal au crâne quand même. Sincèrement, je pensais qu'on finirait en milieu de tableau. Jouer le titre jusqu'au bout, ça file un stress supplémentaire.

À quel moment avez-vous été le plus stressé ?
À Rennes (36e journée 2-0). J'étais vraiment stressé. C'était certainement parce qu'on pensait vraiment au titre à ce moment-là. On est premiers, mais Paris est revenu sur nous. Je n'en reviens toujours pas, qu'on ait gagné ce match.

Il y a aussi eu le match au Parc des Princes en février…
Oui, je devais aller au stade, mais au dernier moment, je ne suis pas venu. J'étais trop stressé. D’ailleurs, on a vu lors de ce match qu'on était capables de rivaliser avec les meilleurs. Certains ont dit qu'on aurait dû gagner, moi je trouve que le résultat était logique (2-2).

Et à quel moment y avez-vous vraiment cru pour le titre ?
Je n'y ai jamais cru.

Vraiment ?
Si je vous le dis ! Ce qu'on a fait quand même, c'est exceptionnel. Lutter avec le PSG comme ça…

Mais dès le début de saison, vous battez Lille, champion de France en titre et Rennes outsider désigné…
Lille (0-1), à la fin elle compte cette victoire, mais sur le moment c'était une péripétie en début de saison. On n’allait pas commencer à rêver après deux journées, même si c'est sûr qu'aller battre le champion chez lui, ça fait plaisir. Rennes aussi c’est une belle victoire (4-0). Ce jour-là, j'ai pris conscience qu'on resterait en première division. Je me suis dit : « on a une équipe pour lutter et finir dans les dix premiers, c'est sûr. »

Et en plus, la réussite ne vous a jamais quitté toute cette saison…
Il y a le match à Bordeaux (2-2), le miracle de Lourdes ! Il fait partie de ces matchs miraculeux. Dans le football, il faut avoir de la chance. Si tu n'en as pas, tu n'y arriveras jamais. À Bordeaux on en a eu. De toute façon, tout le monde a été avec nous cette saison, les Dieux et tout... Contre Lille, on doit faire match nul et…

Votre plus grosse colère de la saison ?
Il y en a eu une seule cette saison ! Après l'élimination contre le Gazélec d'Ajaccio en Coupe de France. J'aime la Coupe de France et me faire éliminer... Je leur ai dit ce que je pensais.

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