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Big ben

Cheyrou sauve l’OM du naufrage

L’OM est passé à côté de son sujet pendant plus de 80 minutes. Mais grâce au réveil de Valbuena et l’entrée de Cheyrou, les Phocéens ont fini par l’emporter. Et sauver les apparences.

Les hommes de Didier Deschamps peuvent raser les murs, se taire et baisser la tête. La victoire obtenue face à Lorient (2-1) fait partie des jolis hold-up de cette saison 2011-2012. Insipide pendant toute la rencontre, excepté les rares secondes de révolte marseillaise de la fin de match, l’OM a montré une nouvelle fois toutes ses limites et démontré qu’il n’avait rien d’un champion de France potentiel. Une nouvelle fois, l’équipe s’est reposée sur deux exploits individuels. Et sur leur porte-bonheur maison : Benoît Cheyrou.

Et en plus il est lucide
Entré à la pause, en lieu et place d’un Alou Diarra des très grands soirs (sic), Benoît Cheyrou est impliqué dans trois des cinq situations dangereuses de l’OM. C’est lui qui frappe de volée le premier ballon véritablement dangereux de la partie (53e). C’est également l’auteur du coup-franc magistralement repoussé par Audard (75e). Mais c’est surtout le buteur providentiel, de la tête, qui a délivré les 40 000 supporters du Vélodrome. « Cette victoire ne peut masquer tout ce qu’on a mal fait pendant le match », a lucidement déclaré Benoît Cheyrou après la rencontre. Car, faut-il le rappeler, Marseille a disputé ce match contre Lorient à 11 contre 10 pendant plus d’une heure, et à 9 contre 11 dans les dernières minutes.