«J'ai eu les larmes aux yeux» : Ce moment très fort pour Bixente Lizarazu
Bernard Colas -
Journaliste
Passionné de sport, de cinéma et de télévision (à l’écran comme derrière) depuis son enfance, Bernard est journaliste pour le 10 Sport depuis 2018. Plus habile clavier en main que ballon au pied, il décide de couvrir principalement un sport adulé, critiqué et détesté à la fois (le football) et un sport qui n’en est pas un (le catch).

Bixente Lizarazu a participé à de grands matches durant sa carrière. Outre la finale de la Coupe du monde 1998 entre la France et le Brésil (3-0), l’ancien latéral gauche était également sur la pelouse pour une autre rencontre restée dans l’histoire du football tricolore, avec son club formateur…

Aujourd’hui consultant sur TF1, Bixente Lizarazu a connu une grande carrière de joueur, marquée par le sacre mondial de 1998 avec l’équipe de France. Mais l’ancien latéral gauche a connu d'autres succès importants sur le sol français, notamment avec les Girondins de Bordeaux, son club formateur, un soir de mars 1996.

Un « esprit de revanche » ressenti par Lizarazu et ses coéquipiers

Opposé au grand Milan AC en quart de finale de la Coupe de l’UEFA, Bordeaux était parvenu à se qualifier sur sa pelouse malgré sa défaite à l’aller (0-2). Un but de Didier Tholot et un doublé de Christophe Dugarry avait permis à la formation girondine de triompher du côté du stade Chaban-Delmas. Invité de France Bleu en 2021, Bixente Lizarazu s’était souvenu des heures qui avaient précédé cette rencontre retour, abordée avec un « esprit de revanche »

« Il y avait quelque chose d'électrique dans l'atmosphère »

« On avait pris une leçon au match aller, on avait eu l'impression d'être une équipe de juniors contre des professionnels. On avait pris 2-0 et c'est vrai qu'on n'a pas du tout existé. Et au retour, on s'est dit "après tout, on n'a rien à perdre. On joue contre la meilleure équipe du monde. On va jouer à fond ce match", avait expliqué Lizarazu. Gernot [NDLR : Gernot Rohr, l’entraîneur de l'époque] nous avait dit qu'il fallait absolument qu'on marque dans les 30 premières minutes pour avoir un espoir. Donc, tactiquement, c'était ça notre plan et c'est ce qui s'est passé avec le but de Didier Tholot qui, finalement, nous a lancé dans ce match-là. Même si avant le match, je me souviens d'un truc qui m'avait vraiment bouleversé : on est partis faire la reconnaissance du terrain et le public à Lescure était en transe. En fait, j'ai rarement vécu ça dans des matchs de foot. Il y avait quelque chose d'électrique dans l'atmosphère et à la reconnaissance du terrain je vous avoue que j'étais un peu pris par l'émotion. J'ai eu les larmes aux yeux. Ça nous a transcendés, il y avait quelque chose dans l'air qui nous laissait penser que ce n'était pas un jour comme un autre. Ce n'était pas un soir comme un autre. »

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