Zinedine Zidane a marqué les esprits tout au long de sa carrière de joueur, et ce jusqu'à son tout dernier match : une finale de Coupe du Monde au cours de laquelle il a été buteur puis expulsé pour un violent coup de tête sur Marco Materazzi. Suite à cet évènement, sa première interview était attendue de pied ferme, et elle n'est arrivée que trois jours plus tard... Retour sur cet entretien.

Les faits remontent au 9 juillet 2006, alors que l'équipe de France de Raymond Domenech affrontait l'Italie en finale de la Coupe du Monde, à Berlin : en fin de prolongation, Zinedine Zidane s'est accroché avec le défenseur transalpin Marco Materazzi, et le numéro 10 des Bleus a alors assené un violent coup de tête à son adversaire. Résultat des courses : carton rouge logique pour Zidane, qui disputait en plus ce soir-là le tout dernier match de sa carrière professionnelle...
« Il a dit des mots très durs, qui me touchaient... »
Dans les jours qui ont suivi l'évènement, la première réaction de Zinedine Zidane était évidemment attendue de partout, et c'est finalement au micro de Canal + que l'ancienne star du Real Madrid a donné sa version des faits le 12 juillet 2006, trois jours après cette fameuse finale. Il y raconte notamment les dessous de son accrochage avec Materazzi : « Je lui ai dit d’arrêter de tirer mon maillot et que s’il le voulait, on pourrait faire l’échange à la fin du match. Il a alors dit des mots très durs, des mots qui me touchaient au plus profond de moi. C’était très grave et très personnel. Cela touche à la maman, à ma sœur. Il dit des mots et il les répète plusieurs fois. Vous les écoutez une fois, vous essayez de partir. C'est ce que je fais parce que je m'en vais en fait. Vous écoutez deux fois, et puis la troisième fois… (…) J’aurais préféré une droite dans la figure », indiquait Zidane, dans ce qui était très probablement l'interview la plus attendue de sa carrière.

« Il faut sanctionner le vrai coupable »
« Je m’excuse auprès des milliards de téléspectateurs, je m’excuse haut et fort auprès des enfants, des éducateurs. Mais je ne peux pas regretter mon geste, cela signifierait que Materazzi a eu raison de dire ce qu’il a dit (…) Le coupable est celui qui provoque. Ça suffit de toujours sanctionner la réaction. Il faut sanctionner le vrai coupable », a précisé l'ancien capitaine de l'équipe de France, visiblement remonté contre l'attitude de Materazzi à l'époque.