CAN 2025 - Espionnage et mensonges : Le Sénégal se lâche sur le Maroc !
Alexis Brunet

Pour cette édition de la CAN 2025, la finale a vu s’opposer le Maroc au Sénégal et ce sont les Lions de la Teranga qui se sont finalement imposés 1-0 en prolongations. Avant cela, tout ne s’est pas bien passé pour les hommes de Pape Thiaw, qui ont potentiellement évité une tentative d’espionnage. Explications.

Le Maroc peut avoir d’énormes regrets. Annoncés comme les favoris de la CAN 2025, les hommes de Walid Regragui n’ont pas failli à leur réputation et ils ont atteint la finale de la compétition. Malheureusement, opposés au Sénégal, les Lions de l’Atlas n’ont pas réussi à s’imposer et ils se sont inclinés 1-0 à cause d’un but de Pape Gueye en prolongations.

Le Sénégal avait peur de se faire espionner

Avant la finale contre le Maroc, le Sénégal était censé s’entraîner sur l’un des terrains du complexe sportif Mohammed VI, où s’entraînaient également les coéquipiers d’Achraf Hakimi. Les Lions de la Teranga ont alors refusé et ont demandé un autre endroit pour se préparer, comme l’a expliqué le président de la fédération sénégalaise Abdoulaye Fall dans une vidéo publiée sur Sénéweb. « Ils voulaient nous obliger à nous entraîner dans leur camp de base, le complexe Mohammed VI. Quand Ablaye (Abdoulaye Sow, secrétaire général de la FSF) m’en a informé, je lui ai dit clairement : "On n’y va pas." Le complexe est certes ultra-moderne, il n’y a pas un camp plus moderne que celui-là. Même chez nous au Sénégal, on n’a pas ce niveau d’infrastructures. Mais si tu t’entraînes là-bas, tu es totalement à découvert : ton équipe est exposée. N’importe quel détail, ils le sauront. »

« J’ai compris qu’on me menait en bateau »

En plus d’une possible tentative d’espionnage, Abdoulaye Fall a également critiqué la sécurité autour de l’équipe du Sénégal, qui était inexistante selon lui. « Ensuite, vous avez vu l’arrivée de l’équipe à Rabat : zéro encadrement, aucune sécurité. Ablaye m’a alors demandé d’aller voir le président de la CAF et le secrétaire général. Ce n’est pas dans mes habitudes de courir derrière les gens, mais j’y suis allé. Sur place, j’ai trouvé Faouzi Lekjaa et le secrétaire général de la CAF, puis ensuite le président de la CAF est arrivé. J’ai discuté avec Faouzi, qui me répétait sans cesse : "C'est la CAF." Quand je suis allé parler au secrétaire général, lui me disait : "Le Maroc a fait ceci, le Maroc a fait cela." À ce moment-là, j’ai compris qu’on me menait en bateau. Je suis reparti et j’ai dit à Ablaye : "On va publier un communiqué." »

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