Alors que Paul Seixas va disputer ce dimanche Liège-Bastogne-Liège, le phénomène français prendra ensuite sa décision concernant le Tour de France. Participera ? Ne participera pas ? Compte tenu de son talent, ils sont nombreux à vouloir le voir au départ de la Grande Boucle en 2026. Ce n’est en revanche pas le cas de Bernard Hinault, qui en a rajouté une couche sur le sujet.

Pour trouver trace du dernier vainqueur français du Tour de France, il faut remonter à 1985 avec Bernard Hinault. Depuis, on attend son successeur. Et si on l’avait enfin trouvé en la personne de Paul Seixas ? A 19 ans, le coureur de la Décathlon CMA CGM pourrait être celui qui mettra fin à cette attente. A voir maintenant quand Seixas décidera de prendre le départ du Tour de France. Pour le moment, rien ne dit qu’il participera à l’édition 2026, sa décision étant aujourd’hui très attendue…
« A sa place, j’aurais commencé cette année par le Tour d’Italie »
Tadej Pogaçar face à Paul Seixas sur le Tour de France, on veut voir ça. Mais voilà que Bernard Hinault avait lui appelé à attendre un peu avant de lancer sur la Grande Boucle. Et pour Le Parisien, il en a rajouté une couche. « Est-ce qu’il faut tout de suite le mettre au charbon dans le grand bain ou est-ce qu’il faut un peu le protéger ? En sachant qu’il a quelques belles années encore devant lui. Je maintiens qu’à sa place, j’aurais commencé cette année par le Tour d’Italie et pas le Tour de France. En face, il y a Jonas Vingegaard et cela aurait été plus simple que d’affronter Pogacar en juillet. Cela lui aurait permis de s’affirmer pour un premier Tour de trois semaines », a-t-il dit, lui qui aurait donc préféré voir Paul Seixas d’abord sur le Tour d’Italie ou d’Espagne.

« Je vous répète que j’aurais préféré attendre un an »
Bernard Hinault a ensuite ajouté sur Paul Seixas et sa participation au prochain Tour de France : « On a l’impression qu’il ne peut pas faire autrement maintenant. Donc là, ce ne sera pas juste pour regarder. Clairement, s’il y va c’est pour faire premier ou deuxième. Mais pas moins. Quand on est un champion comme lui, on ne peut pas penser autrement. Je dis deuxième parce qu’il y a encore Pogacar. Mais il fait partie de ceux qui roulent juste pour gagner. (…) Peut-il être mon successeur ? Je vous rappelle qu’il n’a que 19 ans. Il faut vraiment le laisser encore grandir un peu. Pour l’instant, il y a toujours ce phénomène qui s’appelle Pogacar. Mais on peut quand même imaginer une belle bagarre entre les deux. Ça donne envie même si je vous répète que j’aurais préféré attendre un an ».