Accès direct au contenu

LeBron James, le loser one

Quand Miami fait PssHeat…

Tout avait pourtant bien commencé pour les derniers finalistes NBA. Un début tonitruant et l'impression que cette (demie) saison serait la leur. Mais voilà, depuis un an et demi, Miami et les « Three » Amigos (James-Wade-Bosh) aiment à se faire passer pour ce qu'ils ne sont pas... Des gagnants (N'est ce pas Serge ?). Déjà annoncés grands favoris du dernier exercice, les Floridiens s'étaient ramassés en finale face à Dallas, on s'en souvient. On se souvient aussi du visage de LeBron James, lors du match 6. Désorienté, apeuré comme un enfant de sept ans qui a perdu ses parents dans un centre commercial un jour de soldes. Si les vacances prolongées furent studieuses, Miami et ses stars ne semblent pas avoir vaincu tous leurs démons. La série de trois défaites consécutives a prouvé que le chemin qui mène à Rome est encore loin. Mais pire que les résultats, c'est surtout la manière qui inquiète. Une fois de plus, je pointe du doigt le Roi sans couronne, LeBron James. Si les statistiques affichées par LeBron sont énormes, elles masquent en partie la fébrilité de « Choosen One » dans les fins de matchs étriquées. En témoignent ses pourcentages indignes sur « la ligne de réparation » comme aime le dire Jacques Monclar. Monsieur James souffrirait-il du syndrome Cristiano Ronaldo ? Inarrêtable face à des peintres et tellement absent dans les matchs d'homme. Ce n'est pas la première fois que le numéro 6 du Heat s'échappe de la sorte. Pis, à défaut d'être décisif dans les moments chauds, LeBron vit ces moments-là par procuration, comme le 28 décembre dernier face aux Bobcats de Boris Diaw. Flashback... Dwyane Wade vient d'inscrire le panier de la victoire, celui-ci se tourne vers le public en imitant Clark Kent ouvrant sa chemise pour devenir Superman. Sympa, c'est la NBA, ça me fait marrer. En revanche ce qui me fait moins rire, c'est l'attitude de James imitant avec un timing bluffant le même geste que son coéquipier. Alors que penser d'une telle attitude ? Loser One plus que Choosen One … Pendant ce temps, les principaux concurrents de Miami avancent. Les Chicago Bulls et le Oklahoma City Thunder pour ne citer qu'eux, ont franchi un nouveau cap, après avoir atteint chacun les finales de leur Conférence et semblent tout désignés pour se retrouver lors des prochaines finales NBA. Comme l'an dernier, le Heat fait beaucoup de bruit pour pas grand-chose et cette saison encore, je pense que Miami pourrait bien faire Psssheat...