Kylian Mbappé peut être adulé comme détesté par les observateurs et fans de football. La faute à son style de jeu très décisif, mais pas irréprochable pour ce qui relève de l'animation collective. Loin des terrains depuis plusieurs années, un entraîneur bien connu du football français a signé une sortie lourde de sens en interview relançant ainsi les débats autour du capitaine de l'équipe de France.

De génie du football français à personnalité clivante, Kylian Mbappé ne laisse personne indifférent. Qu'on l'aime ou non, tant pour son caractère que son profil de joueur, le capitaine de l'équipe de France fait parler. Meilleur buteur de l'histoire du Paris Saint-Germain avec 256 réalisations et en passe de dépasser les 57 unités d'Olivier Giroud chez les Bleus, Mbappé fait rêver un ancien sélectionneur de l'équipe de France.
«Avoir des joueurs qui te mettent 40 buts par saison, oui tu fais ce qu'il faut pour»
Au cours de son passage dans l'émission Offense, Raymond Domenech est passé sur le grill. Avec tous les débats sur le poids de Kylian Mbappé au sein d'une organisation tactique d'un entraîneur en raison de son travail défensif limité, l'ex-sélectionneur des Bleus ayant officié entre 2004 et 2010 s'est montré cash. « Aurais-je réussi à coacher Kylian Mbappé ? Avoir des joueurs qui te mettent 40 buts par saison, oui tu fais ce qu'il faut pour. Tu construis une équipe pour. Il bouge un vestiaire ? Mais c'est bien, je préfère un vestiaire qui bouge. Je prenais toujours l'image d'un bâteau. Quand tu es sur le navire et qu'il y a calme plat, il faut que tu sortes les rames et que t'y ailles. Quand il y a du vent et que ça bouge dans un vestiaire, tu orientes la voile, change le sens et vas où tu veux, c'est toi qui le fais, tu t'en sers. Sinon, c'est injouable ».

«Une fois que tu les as convaincus, le vent souffle dans le bon sens et ça avance»
Afin de donner du poids à son argumentation, Raymond Domenech a fait un parallèle avec sa première expérience en compétition avec l'équipe de France A en 2006 dans un groupe qui comprenait des joueurs tels que Zinedine Zidane et Lilian Thuram notamment.
« J'ai vécu ça entre 2006 et 2010, les gens croyaient que c'était facile de gérer 2006. Quand tu as des mecs comme Thuram, Zidane, Barthez, Henry, Makélélé, Sagnol... des joueurs qui ont du vécu, qui ont connu des entraîneurs de très haut niveau et qui savent ce qu'est une organisation d'équipe... Quand tu discutes avec eux, il ne faut pas te tromper, il ne faut pas dire n'importe quoi quand tu mets en place une équipe. Une fois que tu les as convaincus, le vent souffle dans le bon sens et ça avance ».