La situation au Moyen-Orient a des répercussions dans le monde entier. Y compris pour le sport. La Coupe du monde pourrait sérieusement être impactée par cette guerre, mais les clubs possédés par certains pays du Golfe vont-il également en souffrir ? Une question majeure, notamment pour le PSG.

La guerre au Moyen-Orient a des conséquences également dans le sport. Et pour cause, plusieurs pays du Golfe réalisent des investissements massifs dans le football à l'imager de l'Arabie Saoudite, qui est notamment propriétaire de Newcastle ou encore les Emirats Arabes Unis à Manchester City et bien sûr le Qatar au PSG. Mais selon Raphaël Le Magoariec, spécialiste du sport dans la géopolitique des pays du Golfe, la situation au Moyen Orient n'aura pour le moment pas d'impact négatif pour ces clubs. Ce sera même peut-être le contraire.
«Le PSG, c’est vraiment le cœur de leur projet sportif»
« Ils sortent un peu du lot car ce sont les pays les plus riches. Leurs investissements étrangers seront le poumon de leur survie, pour continuer à exister et à maintenir tout ce qu’ils ont construit lors des deux dernières décennies. Quand on parle de sport dans les pays du Golfe, on s’en fout du sport. Le sport, ça vient expliquer les enjeux de pouvoir, c’est un atout de puissance. Le sport n’est pas pratique, il met en action un récit et un moyen de rayonner », confie-t-il dans les colonnes de So Foot avant de prendre le cas plus spécifique du Qatar : « Le PSG, c’est vraiment le cœur de leur projet sportif, leur ambassade à l’étranger. Le PSG est limite plus important que l’ambassade du Qatar en France. En cette période d’instabilité, ils ont encore plus besoin de ce rouage. Ils ne vont pas renier ce qui appartient à leur architecture à l’étranger. D’autant plus qu’ils ne peuvent rien organiser chez eux tant qu’il n’y a pas de retour à la normale. »

«Pour l’instant, le Qatar a les moyens de faire les deux»
C'est d'ailleurs une tendance confirmée par So Foot qui explique que le Qatar compte bien poursuivre sa stratégie de soft power, surtout par le biais de son actif le plus puissant, à savoir le PSG. L'Etat est très riche ce qui lui permet d'assurer à la fois les dépenses de sécurité, pourtant imprévues, mais également les investissements sportifs. « Pour l’instant, le Qatar a les moyens de faire les deux », assure même un proche du gouvernement qatari contacté par So Foot. Néanmoins, si la guerre dans la région dure plusieurs mois, la tendance pourrait rapidement évoluer.