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Foot - Mercato - PSG

Mercato - PSG : Emery doit rester !

Depuis la débâcle à Barcelone, Unai Emery est annoncé sur le départ et plusieurs noms circulent pour lui succéder dont celui d’Arsène Wenger. Mais ce n’est pas lui qui doit payer pour la catastrophe du Camp Nou. Au contraire, une restructuration en interne s’impose.

Vivement critiqué depuis le début de saison, Unai Emery s’est offert une bouffée d’oxygène de courte durée durant le mois de février. En réalité, le répit aura duré trois semaines, le temps pour son PSG d’humilier le Barça (4-0) puis l’OM au stade Vélodrome (5-1). Mais la débâcle sur la pelouse du Camp Nou (1-6) a réveillé et rassuré ses plus fidèles détracteurs qui s’en donnent aujourd’hui à cœur joie pour allumer le technicien basque. Son départ est même annoncé, voire souhaité par beaucoup d’entre eux. Mais cette solution n’est pas la meilleure

Une restructuration en interne

En réalité, c’est une restructuration en interne qui est nécessaire. Olivier Létang a montré ses limites tandis que Patrick Kluivert est un débutant dans son nouveau rôle. Rien de très sérieux donc pour un club de la dimension du PSG. Par conséquent, la solution consiste à donner plus de pouvoir à Unai Emery tout en lui amenant un directeur sportif compétent. À ce moment-là, on pourra réellement juger l’entraineur espagnol. Aujourd’hui, c’est plus difficile puisqu’il est arrivé fin juin, deux semaines avant Patrick Kluivert, il n’a donc pas totalement pu préparer le mercato et les joueurs recrutés n’étaient pas totalement dans ses choix. Laissons-lui donc le temps d’une deuxième saison afin de parfaitement juger Emery.

Qui de mieux ?

Mais surtout, même si Nasser Al-Khelaïfi voulait se séparer d’Unai Emery, qui prendre pour faire passer un palier au PSG ? Tous les meilleurs entraineurs du monde sont en poste et pour la plupart termine leur première saison dans leur nouveau club. C’est le cas de José Mourinho, Antonio Conte, Carlo Ancelotti ou encore Pep Guardiola tandis que Jürgen Klopp ne bougera pas non plus au terme de sa première saison complète. Autrement dit, est-il plus pertinent de tenter le coup avec Wenger, Ranieri ou encore Van Gaal plutôt que de continuer d’accorder sa confiance à Unai Emery au moins une saison de plus et le laisser travailler dans de meilleures conditions ? Personnellement, mon choix est fait depuis longtemps et ne changera pas. Et le PSG n’a pas misé sur un jeune entraineur au potentiel intéressant pour s’en séparer au moindre remous et même si ce remous ressemblait plus à un tsunami catalan. Le message n’en sera d'ailleurs que plus fort.

Arrêtons la comparaison avec Blanc !

Quoi qu’il en soit, la comparaison avec Laurent Blanc en devient réellement fatigante. D’une part, car elle n’a pas lieu d’être, en particulier vis-à-vis de la saison dernière, et d’autre part, car l’antagonisme est insupportable. Il faudrait presque choisir entre les deux et il est interdit de les apprécier et de dire qu’ils sont de bons entraineurs. Non si on apprécie l’un, on doit dénigrer l’autre. Ridicule, comme la comparaison avec la saison dernière. Le précédent exercice était presque une anomalie tant il a frôlé la perfection sur la scène nationale, d’autant que l’ancien sélectionneur des Bleus était dans sa troisième saison, quand le technicien basque boucle sa première année. Mais avec 68 points en 30 journées, Unai Emery possède le troisième bilan de l’histoire du PSG derrière les 77 points de la saison dernière et les 73 de 2013/2014. La réelle différence reste l’adversité. Jamais, depuis l’arrivée des Qataris, les Parisiens n’ont eu à se frotter à un concurrent du niveau de l’AS Monaco. Avec un tel rendement, l’ASM aurait mis à mal Laurent Blanc et son PSG, à l’exception de la saison dernière. C'est donc une donnée à prendre en compte. Et pourtant, le club de la capitale n’est pas largué dans la course au titre, preuve qu’Emery est loin de faire du mauvais travail. Il mérite un peu plus de temps avant d’être jugé. Voyons ce qu’il demandera cet été pour renforcer son effectif, et alors là, il n’aura plus d’excuses. En attendant, laissons-le travailler.

@Arthur_Montagne

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