En un été, tout a basculé. Le PSG était racheté par le Qatar et la famille royale bougeait ses pions dans l’optique de rapidement faire grandir le club à tous les niveaux. Chose qu’Antoine Kombouaré n’avait pas manqué de remarquer, se persuadant que son histoire avec le Paris Saint-Germain prenait fin naturellement avec les nouveaux décideurs. Mais ce fut tout autre, bien que Kombouaré refusa de le croire.
A la fin de la saison 2010/2011, le PSG passait sous pavillon qatarien. Un changement XXL était donc opéré au club qui entrait dans d’autres sphères tant sportivement qu’au niveau du marketing. De quoi inciter Antoine Kombouaré à devenir plus qu’un brin fataliste au sujet de son avenir au Paris Saint-Germain. Selon lui, tout était perdu. « Une fois que c’est acté et que le club est vendu, je me dis qu’ils vont mettre leur président, leur directeur sportif et leur entraîneur. Je dis au revoir à Robin (ndlr Leproux alors président) et Alain (ndlr Roche responsable du recrutement) ».
«Je vais y aller pour faire quoi, qu’il me dise qu’il va me virer ? Il me paye mon année et c’est fini»
Invité de Pia Clemens pour l’émission 100 % PSG sur les ondes d’Ici Paris, Antoine Kombouaré s’est livré sur sa perplexité au moment de la transition avec l’arrivée du Qatar. Il a même refusé de répondre au prince Al-Thani, depuis devenu l’Emir du Qatar. « Robin m’appelle un jour et me dit : « Écoutes Antoine, tu ne vas pas me croire mais l’actionnaire veut te voir ». Je lui dis non, j’étais en vacances à Saint-Brevin. Je vais y aller pour faire quoi, qu’il me dise qu’il va me virer ? Il me reste un an de contrat, il me paye mon année et voilà, c’est fini ».
«Il veut vraiment te voir, ne déconne pas»
Celui qui allait être remplacé par Nasser Al-Khelaïfi au poste de président du PSG ne lâchait pas l’affaire et recontactait Antoine Kombouaré qui finissait par accepter la demande d’audience à Doha. « Il me dit : « non je pense qu’il veut te voir parce qu’il veut que tu restes ». Je lui dis qu’il me raconte des conner*es. En raccrochant, je lui dis que je ne veux pas et qu’on laisse tomber. Deux trois jours après, j’ai un deuxième coup de fil. Robin me dit : « Il veut vraiment te voir, ne déconne pas ». Je réponds que je veux bien, mais où ? « A Doha ». J’y suis allé, au mois de juin pendant les vacances. J’ai été accueilli par Nasser (ndlr Al-Khelaïfi) incroyable, tout jeune. Il m’a dit : « non, non, vous êtes l’entraîneur, je veux que ce soit avec vous » et on a commencé à parler de noms : Messi, Benzema. Je me suis dit punaise, ils sont ambitieux les gens-là ».
Six mois plus tard, malgré une première place en championnat, Antoine Kombouaré était remercié par le Paris Saint-Germain et remplacé par Carlo Ancelotti.