Le Paris Saint-Germain a pu compter sur Claude Makélélé ou encore Ludovic Giuly dans la foulée du maintien du club en Ligue 1 à l'été 2008. Et ce, grâce à un refus du président de l'Olympique de Marseille de l'époque de mener à bien l'opération entamée avec José Anigo. Pour Canal+, l'ancien international français a détaillé le processus de sa venue au PSG.
La Ligue des champions en poche, témoignant de l'éclosion folle de Lionel Messi au FC Barcelone, Ludovic Giuly se retirer et aller voir ailleurs à l'été 2007. Direction la Roma pour le champion d'Europe 2006 qui devait initialement se rendre à l'OM. Cependant, le regretté président du club marseillais qu'était Pape Diouf à l'époque a fait capoter l'opération afin de privilégier la venue d'un autre joueur : Karim Ziani.
«Je me mets d'accord avec lui pour venir à Marseille»
« Après Barcelone, j'appelle M.Anigo, je me mets d'accord avec lui pour venir à Marseille. Pape Diouf à l'époque, paix à son âme, et avait Karim Ziani dans ses petits papiers et a préféré faire le coup avec Ziani. Si j'ai été déçu ? Oui, ça aurait été grandiose de pouvoir jouer là-bas. Après, si ça ne s'est pas fait deux fois, ça veut dire que ça ne devait pas se faire ». Ludovic Giuly devait donc se trouver une autre destination et a mis les voiles sur la capitale romaine, le temps d'une saison seulement.
«Un an plus tard, je vais à Paris»
Car en effet, après une pige aux côtés de Francesco Totti chez les Giallorossi, Ludovic Giuly rejoignait le rival historique de l'OM, à savoir le PSG. Le tout, sans soucis de principe comme révélé à Hervé Mathoux lors de l'émission de Canal+ : Détective Mathoux.
« Un an plus tard (ndlr son transfert avorté à l'OM), je vais à Paris. Les principes ? Le projet était bon, il y avait quelque chose à reconstruire, je venais avec Claude (ndlr Makélélé), Greg Coupet et Lilian Thuram qui n'a pas pu signer parce qu'il a eu un problème au coeur, mais on était là pour reconstruire le PSG. Un vrai projet, j'étais très content d'en faire partie. J'étais à la Roma et je viens dans un club qui a frôlé la Ligue 2 ? C'est ce qui est bon, relever des défis et restructurer un peu les choses et redonner confiance aux supporters, au club et aux joueurs. La Coupe de France contre Monaco en 2010 ? C'était le seul titre qui me manquait en France. C'était génial d'avoir gagné avec Paris ce titre là ».