Changement d’entraîneur au PSG : C’est «le début de la fin» pour lui
Bernard Colas -
Journaliste
Passionné de sport, de cinéma et de télévision (à l’écran comme derrière) depuis son enfance, Bernard est journaliste pour le 10 Sport depuis 2018. Plus habile clavier en main que ballon au pied, il décide de couvrir principalement un sport adulé, critiqué et détesté à la fois (le football) et un sport qui n’en est pas un (le catch).

Un changement d’entraîneur peut avoir de lourdes conséquences pour un joueur. Cet ancien du PSG est bien placé pour en parler, lui qui a perdu sa place dans l’équipe après avoir vu un nouveau technicien débarquer sur le banc parisien. Une mésaventure qu’il n’a pas oubliée.

Joueur du PSG entre 1997 et 2001, Eric Rabesandratana a vu son aventure parisienne basculer lorsque Luis Fernandez a pris la succession de Philippe Bergeroo. Alors qu’il portait le brassard de capitaine, l’ancien joueur avait été déclassé par son nouvel entraîneur, de quoi sceller progressivement la fin de son aventure dans la capitale. Interrogé en 2017 par Virage, Rabesandratana s’était souvenu de ce moment difficile.

« Quand il est arrivé, ça a été le début de la fin pour moi »

« Luis est arrivé après Sedan-PSG (5-1), le 2 décembre. Trois jours après, on joue à Galatasaray, on perd 1-0. Je suis titulaire et toujours capitaine. On enchaîne direct avec un déplacement à Bastia. Lors de la mise en place, il me donne le dossard de remplaçant. Sans un mot. Le lendemain, je suis sur le banc, Déhu est capitaine. Je n’ai eu aucune explication, rien. Quand Luis est arrivé, ça a été le début de la fin pour moi », avait-il confié.

« Peut-être qu’il ne m’aimait pas »

« Je n’ai jamais eu d’explication. Je suis allé trois fois dans son bureau pour lui poser la question, à chaque fois rien, c’était un mur avec moi, poursuit Rabesandratana. Peut-être qu’il ne m’aimait pas, que mon personnage le dérangeait. Je ne sais pas, peut-être qu’il m’a assimilé à un mec de Bergeroo, peut-être qu’il me trouvait mauvais. Je ne sais pas, mais qu’il me le dise tout simplement. Le fond du problème, ce n’était pas qu’il ne me fasse pas jouer, c’était de savoir pourquoi, et ce sur quoi je devais travailler. L’été 2001, il m’a donné une date de reprise quatre jours après le groupe… Il y a prescription maintenant mais moi je ne suis pas un faux cul, je n’oublie pas. »

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