Présent à Lisbonne à la veille du match face au Sporting Portugal en Ligue des champions avec le PSG, Luis Enrique a forcément été interrogé sur une scène qui fait beaucoup parler ces dernières heures : la panenka ratée de Brahim Diaz avec le Maroc. L'entraîneur a évoqué Zinédine Zidane en apportant son soutien au Marocain.
Alors qu'il avait l'occasion de faire gagner à son pays la CAN, un événement tant attendu, Brahim Diaz a craqué au moment de frapper son penalty. En effet, sa panenka ratée a fait couler beaucoup d'encre et Luis Enrique n'a pas pu échapper à la question, non pas sans montrer un certain agacement.
Luis Enrique vole au secours de Brahim Diaz en prenant Zidane comme exemple
Le geste, complètement raté, a fini par coûter cher aux Marocains qui pensaient triompher après 50 ans d'attente. Le Sénégal a fini par l'emporter en prolongations ensuite. « [Il souffle] Aujourd'hui on a parlé de ça dans le bus. Tout le monde parle de Brahim mais je me rappelle de Zidane, Zidane qui est Dieu sur le plan du foot, il a fait ça en finale du Mondial. Je me rappelle que Sergio Ramos a fait ça. Si tu marques une panenka, tout le monde applaudit. Mais si tu rates, il y a beaucoup de commentaires mauvais » analyse d'abord Luis Enrique en conférence de presse.
« C'est un jeune joueur, c'est un moment difficile »
Très affecté après le match, Brahim Diaz a dû passer une nuit terrible comme on peut l'imaginer. Luis Enrique a préféré évoquer les qualités de celui qui avait disputé un match avec l'Espagne. « Brahim Diaz est un joueur magnifique, je le connais, je l'avais fait venir en sélection espagnole pour un match. C'est un joueur exceptionnel et une très bonne personne. Je peux comprendre que ce soit difficile d'accepter ça, c'était bizarre, mais c'est un sport, rien de plus. Et dans le sport il faut montrer que tu peux gagner et que tu peux perdre. Que tu gagnes ou que tu perdes, il ne se passe rien (de grave), c'est un sport. Le plus important ce sont les valeurs que tu peux montrer aux gens. Brahim n'est pas un assassin ni une mauvaise personne, et c'est important de le dire. C'est un jeune joueur, c'est un moment difficile » poursuit l'entraîneur parisien.